woensdag, december 22, 2010

Hybriede internationale normativiteit

Zeer interessant artikel (als inleiding op de materie) door Christian Chavagneux, over de impact van multinationale ondernemingen op regelgeving, in het laatste nummer van Politique étrangère: 'Les multinationales définissent-elles les règles de la mondialisation ?'. On line beschikbaar op cairn.info.

woensdag, december 15, 2010

Voltaire


In de reeks "bekende mensen in mijn bronnen": François-Marie Arouet, dit Voltaire. In het contemporaine equivalent van een brief aan het FWO om steun te vragen :-). Gericht tot George I van Engeland, 1725.

Sire


Il y a longtemps que je me regarde comme un des
sujets de votre majesté. J'ose implorer sa protection
pour un de mes ouvrages. C'est un poeme epique
dont le sujet est Henri quatre le meilleur de
nos rois. La ressemblance que le titre de pere
de ses peuples luy donne avec vous, m'authorise

v

a m'adresser a votre majesté.
j'ai eté forcé de parler de la politique de rome, et
des intrigues des moines. Jai respecté la relligion reformée
jai louë l'illustre Elisabeth D'angleterre, jai parlé
dans mon ouvrage avec liberté, et avec verité. Vous
etes sire le protecteur de l'une et de l'autre, et jose
me flatter que vous m'accorderez notre roiale protection
pour faire imprimer dans vos états un ouvrage
qui doit vous interesser, puisqu'il est l'eloge de
la vertu

79r

cest pour apprendre a la mieux peindre que je
cherche avec empressement lhonneur de venir
a londres vous presenter les profonds respects
et la reconnoissance avec laquelle jai lhonneur
detre

sire

de votre majesté
le tres humble et tres obeissant
et tres obligé serviteur

Voltaire
a fontainebleau 
ce 6 octobre NS

Kindergrillen


Franse koningen waren in het Ancien Régime meerderjarig (en in staat te regeren) op hun dertiende verjaardag. De jure kwam de regentschap (uitgeoefend door moeder -Maria de'Medici/Anna van Oostenrijk- of andere bloedverwant -Filips van Orléans) dan tot een einde. De facto hield de eerste minister de touwtjes nog wel een tijd verder in handen. Intussen vergaapte de rest van het hof (en de buitenlandse gezanten) zich aan de karaktertrekken van de jonge monarch. Hieronder volgt een merkwaardige hobby van de kleine Lodewijk XV, overgebracht door Thomas Robinson, secretaris van de Britse ambassadeur Horace Walpole in februari 1724.
A Third kind of a recreation that this young
Prince is said to take a delight in, which is the
squirting ink and water out of a lyringe, occasion'd
the other day a pleasant dialogue between his
majesty and the doorkeeper of the Chamber, one
monsieur Balon _ Balon, dit le Roy, ouvrez ta
bouche. - Pourquoy, Sire, dit le Huissier; Parceque
je le veux, repondit Sa Majesté; mais, je ne le
veux pas, moi; sorries the other; the King perceiving
the man's obstinacy, contented himself with
squirting in his face, which the poor fellow
digested better than if it had been in his mouth.

dinsdag, december 14, 2010

Sterven met een volle geldbeugel


Na het sensationele levenseinde van Kardinaal Dubois stootte ik ook op het overlijden van zijn spitsbroeder de Regent (Filips van Orléans, 1674-1723). De man liet zowaar 60 miljoen livres tournois achter in de Franse schatkist. De "Schirac" die wordt vermeld in deze dépêche van Thomas Crawford, secretaris van de Britse ambassade, aan John Carteret, Secretary of State voor het Southern Department, is de hofchirurg, voorvader van Jacques Chirac.

Zo ziet u maar, diplomatieke geschiedenis gaat niet enkel over juridische en politieke terminologie, geostrategische concepten en staatsbelangen, maar ook over haat en verraad, dood en ziekte, feesten en bals...


A Paris ce 6e Xbre 1723

My lord,

Je m'imagine qu'il me sera bien
difficile de mander a Votre Excellence quelque chose
sur le grand evenement qui vient d'arriver, qui
merite son attention, & qui ne se trouvera pas dans
la depeche de mr le chevalier schaub et de
mr walpole, cependant comme j'ai vos ordres
precis de vous ecrire par les couriers toutes les
fois que j'ai quelque chose à dire, je risquerai à
cette occasion de mander à vre exce quelques
faits comme ils m'ont eté contez par des personnes
que je crois dignes de Foy.
Premierement par rapport aux circonstances
de la mort de monseigneur le duc d'orleans,
lesquelles apparament ces messieurs ont trouvés
trop frivoles pour leur depeches, j'aurai l'honneur
de vous les reciter comme elles m'ont été contées
par pauvre madame de Fallary qui se trouva
malheureusement avec lui quand le coup l'a
frappé
Elle m'a dit qu'elle etoit venue ce soir la
chez son A.R. pour lui presenter un memoire
de la part de le Duchesse de la Meilleray son
amie à elle que le valet de chambre lui dit que son
AR se trouvoit incommodé, & lui avoit defendu

Exce My Lord Carteret Secretaire d'Etat

v

de laisser entrer personne, qu'il vouloit se reposer le
reste de la soirée jusqu'à l'heure de monter chez
le Roy, qu'il venoit d'etre fatigué par beaucoup
de monde, mr schaub y avoit eté entre autres
mais ce qui l'avoit fatigué le plus etoit une brigue
pour la charge de premier ecuyer entre mr le
duc de st simon & mr de nangis qui etoient
venus tous deux
Avec cette reponse madame de fallary
se retira chez madame la princesse de rohan
ayant appris en outre que madame de prie avoit
eté renvoyée de la meme sorte
Quelque tems apres qu'elle fut chez
madame de rohan le valet de chambre la vint
trouver, & lui dit que son AR ayant demandé
quel monde etoit venu pour demander audience,
il l'avoit nommée entre autres, sur quoi son
AR lui avoit donné ordre de l'aller trouver
chez madame de rohan, & de la faire venir,
ajoutant (suivant sa bonté pour elle) qu'il
scavoit qu'elle ne le tracasseroit point, & que
peutetre elle auroit quelque chose de pressé a
lui dire.
Elle m'a dit qu'aussitôt qu'elle entre
dans le cabinet ou etoit monsr le duc d'orleans,
elle s'apperçut, qu'il ne se portoit pas bien
Il lui demanda d'abord si elle avoit quelque
chose de pressé à lui dire, et la pria de s'asseoir

312r

et de se tenir compagnie, elle repondit qu'elle n'etoit
pas contente de sa mine et le pria de se reposer
qu'elle n'avoit rien de pressée à lui dire, et quand
elle en auroit, qu'elle n'etoit pas assez cruelle
pour lui parler d'affaires ce soir là, il voulut
sçavoir ce qu'elle avoit à dire, alors elle repondit
que c'etoit un memoire sur quoy son A.R.
repliqua que pour lire un memoire ce soir là ce
seroit trop fort pour lui, mais la pria de dire
de quoy il s'agissoit, elle le lui dit, et il repondit
qu'il le feroit avec plaisir et s'assoupit en parlant.
et commenca a ronfler, comme elle l'a veu faire,
(à ce qu'elle m'a dit cent fois), en pareilles occasions,
elle se mit dans un feuteüil aupres de lui,
et vouloit favoriser son sommeil, mais il se
reveilla d'abord en sursaut, sur quoy elle dit qu'elle
vouloit se retirer et dire a ses gens, de le venir
veiller, il ne vouloit point qu'elle s'en alla & lui
demandoit pardon de s'etre laissé assoupir, elle
repondit que s'il faisoit de telles façons avec elle,
qu'elle ne resteroit pas mais que s'il vouloit se
reposer elle se mettroit aupres de lui & tacheroit
aussi de dormir. Il s'assoupit encore comme
elle disoit cela, et recommenca ronfler
comme auparavant, mais avec plus d'embarras
à ce que lui parut.
Elle voulut alors s'en aller
doucement et avertir les valets de chambre de le venir veiller

v

mais regardant son visage comme elle partoit, elle
vit que ses yeux etoient ouverts, et que sa bouche
commençoit à tourner de travers; que son visage
changeoit de couleur, et devenoit d'une couleur
livide,
sur quoy elle sortit de la chambre par ou
etoient les valets, et leva les hauts cris, elle ne
trouva personne d'abord, & courant en distraction
partout ne sachant ou elle alloit, ayant trouvé a la
fin quelqu'un elle rentra dans la chambre, ou etoit
deja accouru du monde qui sur les cris etoit
entré de l'autre coté de l'appartement. Elle le
trouva glissé de son Siege sur le planché, la
tête seulement appuyée sur un de ses coins.
Schirac y etoit, mais on ne trouva aucun
chirurgien qu'un quart d'heure aprés on le
saigna, et le sang vint assez bien, mais il ne
vecut qu'environ une demy heure aprés l'acces

Dans ce tems là tout le chateau fut averti de son etat, et
des qu'il expira m le duc qui se trouvoit à versailles
monta chez le roy et demanda la charge de
premier ministre

Sa Majesté T Cenne repondit rien, mais
le Precepteur Frejus qui s'y trouva lui dit,
qu'il repondoit a Sa Majesté de Mr le Duc,
que personne dans le Royaume ne lui etoit plus
attachée, & qu'il seroit pour les interets de sa majesté
de le faire son premier ministre, ajoutant que
mr de la vrilliere etoit dans l'antichambre

313r

(2)

et que si elle vouloit il le feroit entrer pour
recevoir ses ordres d'expedier la patente, sur quoy
le Roy T.C. dit, ouy, & mr de la vrilliere fut
appelé, et mr le duc lui dit que le roy
l'ordonnoit d'expedier une patente pour lui
comme Premier ministre, cela fut bientôt fait,
et sans delai m le duc fit apporter le fauteil
de ceremoni du roy, ou sa majesté tc monta
et receut les sermens de son altesse, comme
il est d'usage.

Mr de chartres qui receut la nouvelle
que son pere etoit mal, à l'opera de paris, arriva
quelque tems aprés, & ayant appris ce qui s'etoit passé,
vint se jetter aux pieds du roy, ou ayant fondu
en larmes, il dit seulement qu'il etoit trop frappé
de douleur pour pouvoir parler à sa majesté, & le roy
l'ayant levé, il se retira sans dire davantage
Le lendemain matin toute la France vint
faire sa cour a mr le duc. Mr Walpole & moi
entre autres eumes l'honneur de lui etre presentés
par mr de morville,
à laquelle occasion, il nous
donna les assurances le splus fortes, et de la
maniere la plus gracieuse, qu'il continueroit à
suivre les memes erremens par rapport au Roy
notre maitre que mr le duc d'orleans et lui,
avoit suivis jusques icy, & qu'il n'avoit rien plus
au coeur que de meriter l'amitié du roy en persuivant
les memes measures qui avoient si heureusement

v

etabli l'union et la harmonie entre les deux
Couronnes
Le meme soir de vendredi mr le duc
fit entrer mr le marechal de villars dans le
conseil d'etat, suivant ce qui avoit eté concerté entre
lui et mr de frejus
Le marechal a dit aujourdhuy en presence
d'un seigneur qui me l'a dit que lui ne s'y
attendoit point, mais que mr le duc etoit venu a
lui et le prenant par la main lui avoit dit,
qu'il ne seroit pas digne de son estime s'il differoit
un moment à le faire entrer dans le conseil du
Roy, que voulez vous, dit le marl, que je fisse,
cette Gasconade fir sourire la personne à qui
il parloit et le marl en fut quitte à ce prix.

Mr le Duc proposa aussi au marl de
Tessé
d'y entrer, mais il s'en excusa disant, qu'il
avoit deja pris le parti de se retirer du monde, et
qu'il lui convenoit de toute facon de le soutenir
Tout ceci fait beaucoup de mauvais sang
à la cour parmi les princes et d'autres seigneurs
qui se croyent avoit droit d'etre du conseil,

aussibien que mr de villars, et outre cela m le duc
a sur le bras beaucoup de brigues de gens de
consideration pour des emplois et choses vacantes, qui
ont ete laissées indecises par mr le duc d'orleans
Lesquels gens il souhaiteroit de contenter tous dans
le commencement de son ministere, ce qui est pourtant
impossible, cela joint aux pretensions de mr de chartres

314r

rend sa situation tres embarrassante, n'ayant quasi
personne de bon conseil aupres de lui, mais de
quelque façon que les choses se tournent, il me
paroit clair que toutes le sparties rechercheront
l'amitié du Roy notre maitre
J'ay parlé avec plusieurs personnes de
distinction qui ont d'abord tombez d'accord,
qu'il convenoit indubitablement à quiconque
gagneroit ladessus de s'appuyer par l'amitié
du Roy notre maitre.
Mr le Duc à ce qui m'a eté
rapporté par ses amis les plus intimes, est tres fort
dans ce sentiment, & il n'est pas à douter que
mr de chartres ne seroit de même, s'il avoit
l'autorité, ou s'il vient de l'avoir, et ses oncles
memes y donneroiennt sans doute, car ils ne
scauroient jamais esperer de la succession
espagnole, un avantage pareil à celuy d'avoir leur
neveu le maitre, lequel a combattu pour Eux
dans toutes les occasions même contre son Pere.
Les Paris auront grand part dans l'administra
tion des Finances,
mais comme ils ont une assez
mauvaise reputation dans le public, son choix
d'eux pourra donner prise contre lui, & l'obliger
de les abandonner, ce que pourtant je ne
souhaiterois pas, car tant qu'ils sont en place,
ils tiendront eloigné mr le blanc, dont certaine
ment les principes ne sont pas bons par rapport
à la tranquillité de l'Europe & particulierement
par rapport à la notre.

v

mr de morville à ce que j'ai ouÿ dire aux intimes
de mr le duc est à present fort bien avec lui; mais
si une certaine froideur qui a eté depuis quelque
tems entre madame la duchesse & mr le duc son fils se
raccomode (comme il y a de l'apparance) on m'a
averti que nous devons etre en garde contre le rappel
de mr de torcy aux affairs, c'est à quoy il convient
aux ministres du roy d'avoir grande attention
et même d'en parler fortement à mr le duc en
cas que le bruit s'en repand.
Le rappel de mr le Marchel de Villeroy
etoit arreté par mr le duc d'orleans avant sa mort
et le courier devoit etre depeché a lyons pour le faire,
le lendemain de cet evenement, je crois même que
le courier a été deja depeché par mr le duc hier
ou avant hier
J'apprehende que, ma lettre ne soit deja trop
longue, et peutetre trop hardie, mais je repons de la
verité des faits qu'y sont recitez, et j'espere que
vre exclence me pardonnera les raisonnemens qui
suivant mes lumieres me paroissent assez naturels.
Depuis la mort de mr le duc d'orleans le
mariage de mr le comte de toulouse avec madame
de gondrin a été declaré ce qui est un grand
revers pour les enfans de mr du maine, et fait
grand mecontentement dans cette famille, & dans
celle de madame la duchesse d'orleans.
j'avois presque oublié d'ajouter deux choses
considerables, l'une que mr le president de Novion

315r

(3)

a la charge de premier president du Parlement
de Paris, et l'autre que mr le duc d'orleans
a laissé dans les coffres du Roi T.C. au dela
de soixante millions de la monoye de ce paiscy.

Cette grande somme en caisse fait faire
des Raisonnemens dans le public sur ce qui
pouvoit etre le dessein de mr le duc d'orleans,
en faisant une si forte provision d'argent. Ses
amis disent que c'etoit pour se mettre en etat
d'executer un projet de Finances qu'il avoit;
d'autres raisonnent differement, le fait
de l'argent est certainement vray et tres
commode pour mr le duc.

J'ay l'honneur d'etre avec grand
respect

My Lord

De votre excellence
tres humble et tres
obeissant serviteur

Tho. Crawford

zondag, december 05, 2010

Het gruwelijke levenseinde van kardinaal Dubois



Diplomatieke correspondentie uit de 18de eeuw bevat soms quasi-literaire pareltjes. Zoals de recente Wikileaks-gate toont, moeten diplomaten immers levendige beschrijvingen naar huis sturen over de toestand in hun ontvangststaat. Toevallig stootte ik bij mijn analyse van teksten uit de National Archives (State Papers) op deze brief van 11 augustus 1723, geschreven aan John Carteret, Secretary of State for the Southern Department, door ambassadeur in Versailles Luke Schaub.

Kardinaal-Eerste Minister Dubois doet al een aantal dagen erg nukkig. Tot deze brief werd zijn gezondheidstoestand toegeschreven aan de zorgen die hij zich maakte over een complot aan het hof. De kardinaal-eerste minister voelt zich belaagd, denkt dat een bende intriganten rond de ontslagen minister van oorlog hem wil vergiftigen... Tot de ware (en voor een clericus weinig smakelijke) toedracht aan het licht komt. Het is niet duidelijk of het te maken heeft met de libertijnse levenswandel van de kardinaal, over wie Voltaire beweerde dat hij dezelfde prostituée deelde met een van de handlangers van de Spaanse ambassadeur Cellamara, maar een gezwel aan de uiterlijke urinewegen bezegelt uiteindelijk het lot van de talentvolle topdiplomaat.

Zoals u hieronder kunt lezen, wordt het geslachtsdeel van de kardinaal opengesneden, en stoot men op "une cangrène", of afgestorven weefsel (wij zouden zeggen: een tumor), die alle hoop wegneemt.



[...] qu'il se faisoit un depot dans sa vessie,
Ce qui luy causoit de très grandes douleurs externes par l'acreté de l'humeur
qui se cherchoit un passage. Et quoiqu'il fallût que le Cardinal
montrât la partie affligée pour se faire soulager, il céla encore avec le
même soin tous les symptomes interieurs, se fachant
même très fort aux moindres questions qu'on

v

luy en faisoit.
Neantmoins ses medecins et les
chirurgiens luy declarerent dez lors qu'il seroit un
homme mort, s'il ne faisoit percer l'abcez. Il
eût une repugnance invincible contre cette opera
tion, et ne songea qu'à gagner du tems. D'un
coté il se flattoit que l'abcez pourroit se decharger
sans incision, puisqu'il urinoit encore très facilement.
D'autre coté il ne faisoit pas assez de cas de la vie
pour voiloir la racheter par la douleur.
Ainsy
sans rejetter absolument l'operation, il s'en deffndit
seulement sous pretexte qu'il s'y resigneroit dez
qu'il seroit à Versailles, où la Cour devoit retour
ner à la fin de cette Semaine. Mais l'agita
tion et l'insomnie continuëlle où il étoit, avança
et enflamma tellement l'apostume, que dimanche
déja on apprehendoit la cangrene.
Il repondit con
stamment qu'il vouloit auparavant étre à Versailles,
et demanda à y étre transporté. Mais on le trouva
trop foible pour l'entreprendre. Neantmoins il
força ce transport le lendemain lundy matin, et
arriva à Versailles plus heureusement qu'on n'avoit

6r

osé l'esperer. Il differa pourtant toûjours l'ope
ration d'heure en heure, jusqu'à ce que mr
le duc d'orléans y fut appellé, qui l'en conjura les
larmes aux yeux, et le menaça à la fin de violence
s'il n'y consentoit de gré.
Surquoy l'operation
fût faite lundy entre 4. et 5. heures, apres midy.
Elle dura 6 minutes, et fut très douloureuse; il
fallût ouvrir tout le canal de la verge, jusqu'à
l'orifice de la vessie; mais comme l'abcez se
trouva entierment hors de la vessie, et que toutes
les chairs étoient vives, on conçût assez d'esperance,

Et encore hier à midy m le duc d'orleans me dit,
qu'il y auroit plus à esperer qu'à craindre, pourvu
seulement qu'en levant le premier appareil l'on ne
decouvrit point de cangrene dans la vessie même
il ne negligea pourtant pas dans cette attente
faire les arrangemens avec le Roy, pour le cas que
le Cardinal viendroit à mourir, et ils convinrent
ensemble que Son Altesse Royale auroit la
Patente de Premier Ministre, et le Comte de
Morville le Departement des affaires Etrangeres.
Mr le Duc d'Orleans me l'apprit et me chargea
d'en informer Sa Majesté, afin qu'Elle fût d'autant

v

moins inquiete sur le sort du Cardinal, sachant
qui devoit à tout Evenement luy succeder, a quoy
il ajouta, que pour porter le Roy Très Chretien à
luy donner la Patente de Premier Ministre, qui
seule pouvoit solidement assurer son autorité, il
luy avoit allegée, que sans cette seureté il ne
pourroit pas conserver la confiance de sa majesté
deux heures aprez le cardinal perdit connoissance
on leva l'appareil et trouva la cangrene formée;
la nouvelle qu'on en porta au duc d'orléans le
penetra de douleur, et ce fût en se baignant de
larmes qu'il la communiqua au Roy, qui ordonna
aussitôt, que la Patente de Premier Ministre
fût expediée pour Son Altesse Royale, et que Mr
de Morville allât prendre en sa garde les papiers
du cardinal.
La desolation de toute la cour
et du Public étoit égale à celle du Duc d'Orleans,
Et l'on n'a jamais vû de ministre si regretté en
France. Le Cardinal expira hier entre 5 et 6 h
du soir, et ce matin le Duc d'Orleans a prêté
serment entre les mains du Roy comme Premier
Ministre,
qualité qui seule pouvoit le constituër

7r

en fonction de travailler avec le Roy, et d'en
exclurre les ministres subalternes. M. de
morville a été en même tems declaré ministre
des affaires Etrangeres; la marine a été donnée au
comte de Maurepas Secretaire dEtat de la maison
du Roy, et la Commission qu'avoit M de
Breteuil pour le Departement de la Guerre, a été
convertie en Charge, pour mieux rassurer le Public
contre le Retour de M. Le Blanc. M. le Duc
d'Orleans m'a prié de mander ces Dispositions à
Sa Majesté en luy reïterant les assurances les
plus fortes de son attachement involable au present
systeme, à l'intime union des deux Couronnes
et aux interets de Sa Majesté en particulier,
qu'il regarderoit toûjours comme inseparables
d'avec les Siens

Schaub

zaterdag, december 04, 2010

Woorden van lof


De onderstaande tekst (kopie in de National Archives, Britse Ambassade Parijs, SP 78-178, ff. 396r-402r) is het antwoord van de literator Fontenelle op de bedankingsrede van kardinaal Dubois (zie eerder op deze blog) ter gelegenheid van diens opname in de Académie française, eind 1722. Uiteraard is dit een stuk gezwollen mouwvegerij. Dubois bevond zich op het toppunt van zijn macht als eerste minister van de Regent en verse kardinaal.

Zijn hoed had hij te danken aan de pacificatie van Europa in de Quadruple Alliantie: onder druk van onder andere Engeland (protestantse natie...) en Habsburg verleende Innocentius XII het purper aan Dubois. Iedereen wist nochtans dat de kardinaal er een uiterst libertijns privé-leven op nahield. Bij de toewijzing van het aartsbisdom Cambrai een paar jaar eerder, werd de prelaat holderdebolder tot priester gewijd. De hoed was een puur politieke beloning en werd onder druk toegekend. Niet alleen omwille van 's mans morele gebreken, maar ook omdat Clemens XI, voorganger van Innocentius XII, zich had laten bedotten door de Italiaan en Spaans Eerste Minister Giulio Alberoni (in 1717 kardinaal geworden). De vloot die Alberoni bijeenbracht, "om een kruistocht tegen de Ottomanen te beginnen", was in werkelijkheid gericht... tegen Italië.

Dubois staat eind 1722 op het punt waar ook Mazarin en Richelieu eerder stonden: onbedreigd vorstelijk favoriet en bekleed met de hoogste kerkelijke waardigheid. Veel kerkelijke zaken kwamen er evenwel niet bij kijken. Persoonlijke en politieke banden waren in alle gevallen belangrijker. Elk bijkomend "lintje" was een uiting van erkenning voor het wereldlijke prestige van de ontvanger.

Het is wel interessant op te merken dat Fontenelle de religieuze problemen in Frankrijk als nog complexer ziet dan de internationale betrekkingen in Europa. Dubois had eerder met harde hand ingegrepen tegen het Parlement van Parijs, dat Jansenistische thesen aanhing, die theologisch eerder naar het calvinisme dan naar het katholicisme neidgen.

("vreemde" uitgangen en spellingswijzen zijn een gevolg van de transcriptie op de Britse ambassade, de originele tekst is te vinden op google books)



Monseigneur

Quel eût été la joye du Grand Cardinal de
Richelieu, lorsqu'il donna naissance a l'academie
Françoise, s'il eût pû prévoir, qu'un jour le titre
de son Protecteur, qu'il porta si legitimement,
deviendroit trop élevé pour qui ne seroit pas Roy,
et que ceux, qui, revêtus comme luy des plus
hautes dignités de l'Etat et de l'Eglise, voudroyent
comme luy proteger les Lettres, se feroyent honneur
du simple titre d'academicien !

Il est vray, car V.E. pardonnera aux muses
leur fierté naturelle, sur tout dans un lieu où elles
égalent tous les rangs, et dans un jour où vous
les enorgeuillissés vous même, il est vray, que
vous leur deviés de la reconnoissance. Elles ont
commencé vôtre Elevation, et vous ont donné les
premiers accés auprés du Prince, qui a si bien
sçû vous connoitre. Mais ce Grand Prince vous
avoit acquité luy même envers elles par les fruits
de son heureuse Education, par l'étenduë et la

v

varieté des lumieres, qu'il a prises dans leur commerce
par le goust, dont il honnore leurs differents ouvrages,
et qui lui en marque si sûrement le prix. Je ne
parle point de la constante Protection quil leur
accorde; Elles sont plus glorieuses de ses lumieres
et de son goust, que de sa Protection même, leur
Grande ambition est d'être connuës.

Ainsi, Monseigneur, ce que vous faites
maintenant pour elles est une pure faveur. Vous
venez prendre ici la place d'un homme, qui
n'etoit celebre que par elles, et quand V.E. lui envie
en quelque sorte cette distinction unique, combien
ne la releve-t-elle pas ?

M. Dacier se l'etoit aquise par un travail de
toute sa vie, et qui lui fut toujours commun avec son
illustre Epouse, espèce de communauté inouïe jusqu'a
nos jours. Attache sans relache aux grands auteurs
de l'antiquiuté grecque et romaine, admis dans
leurs familiarités a force de veilles, confident de leurs
plus secretes pensées, il les faisoit revivre parmi

397r

nous, les rendoit nos contemporains, et par un commerce
plus libre et plus étendu qu'il nous menageoit avec
eux, enrichissoit un siecle deja si riche par luy même.
Quoyque sa modestie, ou peut étre aussy son amour
pour les anciens, lui persuadât, que leurs tresors
avoient perdu de leur prix en passant par ses mains,
ils ne pouvoyent guerre avoir perdu que cet éclat
superficiel, qui ne se retrouve point dans des metaux
pretieux longtems enfouïs sous terre, mais dont
la substance n'est point alterée; il employoit, une
longue étude à penetrer les beautés de l'antiquité
un soin passionné à les faire servir, un zele
ardent à les deffendre, toute son admiration a
les faires valoit, et l'exemple seul de cette
admiration si vive pouvoit ou persuader, ou
ébranler les Rebelles. Il a eu l'art de se rendre
necessaire à Horace, à Platon, à Marc Aurele, à
Plutarque, aux plus grands hommes; il a lié
son nom avec les noms les plus sûrs de l'immortalité,
et pour surcroit de la recompense duë a son merite,

v

son nom se trouvera encore lié avec celui de V.E.
Quel bien fait ne nous accordés vous pas en
luy succedant ? Vous eûssiez pû nous favoriser comme
premier ministre, maix un premier ministre peut-il
jamais nous favoriser d'avantage, que lorsqu'il
devient l'un d'entre nous ? Les graces ne partiront
point d'une main étrangere à nôtre égard, et nous
y serons d'autant plus sensibles, que vous nous les
deguiserés sous l'apparence d'un interest commun.

Aussy les applaudissements que nous Vous devions,
seront ils desormais, non pas plus vifs, mais plus tendres
Dans un concert de louanges il est facile de distinguer
les voix de ceux qui admirent, et de ceux qui
aiment. Toute vôtre gloire est devenue la nostre,
et dans nos annales particulieres, qui aussy bien que
l'histoire generale du Royaume, auront droit de
se parer de vos actions et de vous, nous melerons
à ce Sentiment commun d'ambition un sentiment
de zêle qui n'appartiendra qu'à nous.
Telle est la nature du ministere, dont jusqu'à

398r

present V.E. avoit eté uniquement chargée, que
l'éclat des succés n'y est pas ordinairement proportionné
au nombre ny a la Grandeur des difficultés vaincuës,
les ressorts des negotiations doivent étre inconnus même
aprés leurs effets, il faut les faire joüer sans bruit, et
sacrifier courageusement à la solide utilité tout
l'honneur de la conduite la plus adroite, il n'y a que
les évenements qui la décelent, mais le plus souvent
sans rien decouvrir du detail qui en feroit briller le
merite, ils se font seulement reconnoitre pour l'ouvrage
de quelque grand genie, et donnent l'exclusion aux
jeux de la fortune. Eussions nous prévû que nous
serions tranquilles pendant une minorité, qui sembloit
inviter les Puissances voisines a reprendre les armes ?
Eussions nous osé en concevoir l'esperance ? Le Regne
du feu Roy, si brillant par une longue prosperité,
et plus encore par les adversités heroïquement soutenuës,
et habilement reparées, l'union des deux
monarchies dans la maison defenduë contre des
efforts si violents, et si opiniatres, son pouvoir trop

v

reconnu, et trop éprouvé, un certain éclat du nom
françois ajouté par ce grand monarque au pouvoir
reel, enfin tout ce qui faisoit alors, nôtre gloire faisoit
aussy nôtre danger; les soupçons et les jalousies se
reveilloyent, les équivoques des Traittes, les questions
qu'ils laissoyent indecises, ne fournissoyent que trop de
ces pretextes toûjours prets a servir tous les besoins ou
toutes les passions. L'occasion seule suffisoit pour faire
naistre des Ennemis. Cependant un calme profond
a regné en France, interrompu seulement par un
leger mouvement de guerre; quelle intelligence a
produit cette merveille ? De quels moyens s'est elle
servie ? Nous ignorons les moyens, mais l'intelligence
ne peut étre cachée. Le Regent du Royaume a pensé
son ministre a pensé avec luy et a exécuté. Les Siecles
Suivants en sauront d'avantage, fiés vous à eux,
monseigneur.


Ils sauront, est c'est une connoissance que cette
Compagnie leur doit particulierement envier, ils sauront
quelle Eloquence a secondé vos entreprises, combien
elle étoit digne des matieres et de vous, ils
Ils sauront, est c'est une connoissance que cette

399r

jouïront des ouvrages qu'elle a produits, et
que le tems present, ou vôtre modestie nous
dérobe. Un autre cardinal francois, élevé par
son seul merite à cette Dignité, celebre à jamais
par ses importantes et difficiles negociations, Vous
a prevenu dans ce Genre d'Eloquence, et en a laissé
des modeles immortels. Il dédaignoit d'employer
d'autres armes que celle de la Raison; mais avec
quelle noble Vigueur employoit-il toutes les armes
de la Raison ? Quand il avoit les preventions et les
passions a combattre, ce n'etoit qu'à force de les
éclairer qu'il en triomphoit.
L'academie a été
formée trop tard, et elle n'a pû posseder un orateur
d'un caractere si rare; mais il faloit qu'elle luy
pût ôposer un Rival

Jusqu'icy les Traittes de Paix avoyent la Guerre
pour veritable objet. On se menageoit, ou un
repos de quelques années pour reparer ses forces, ou
plus de forces pour attaquer un Ennemis commun;
Une haine dissimulée par necessité, une vengeance

v

meditée de loin, une ambition adroitement cachée,
formoient toutes les liaisons, et le desir sincere
d'une tranquillité generale et durable étoit
un sentiement inconnu à la Politique. C'est
Vous, Monseigneur, qui en suivant les vües,
et ce qui nous touche encore d'avantage, le
caractere du Prince depositaire du sceptre, avés le
premier amené dans le monde une nouveauté
sy peu attendue. Vous avez fait des Traittez
de Paix, qui ne pouvoyent produire que la Paix,
vous en avez menagé d'autres, qui vinssent de
plus loin seconder vos Principaux desseins,
et par un grand nombre de ces liens differentz,
qui tiennent tous ensembles, et se fortifient
mutuellement, vous avez eu l'art d'enchainer
sy bien toute l'Europe, qu'Elle en est en quelque
sorte devenuë immobile, et qu'Elle se trouve
reduite a un heureux et sage repos.
Quel doit étre pour tous les hommes



400r

le charme de ce repos, si les souverains qui
habitent une Region ordinairement inaccessible
aux malheurs de la guerre, ont senti comme les
peuples, les avantages que leur apportoit la
situation presente de l'Europe ? Ils les ont senti,
et si vivement, qu'ils ont tous concouru à vous faire
obtenir la Pourpre, eux a qui l'union la plus
étroite permet encore tant de division sur une
infinité de sujets particuliers, ils se sont rencontrés
dans l'entreprise de procurer vôtre élevation; ils ont
même relaché de leurs droits en votre faveur,
et peut-étre pour la premiere fois ont sacrifié
leurs delicates jalousies. Le souverain pontife
n'a entendu qu'une demande de la bouche de
tous les ambassadeurs, et vous avez paru étre
un Prelat de tous les Etats Catholiques, et un
ministre de toutes les cours.


Ce même Esprit qui sait si bien concilier
vous l'avez porté dans la grande affaire, dont

v

l'Eglise de France n'est occupée que depuis trop
longtems. Mais combien les interets politiques
sont ils plus aisés à manier, que ceux de Religion,
que chacun se fait une loi de suivre tels qu'il
les a conçus, qui n'admettent point une modeste
déference aux lumieres Superieures d'autrui, qui ne
peuvent ceder, je ne dis pas à des considerations
étrangeres, mais même a d'autres interêts de
Religion plus importants, qui enfin semblent
avoir le droit de changer l'aveugle opiniatreté en
une constance respectable ?
Malgré ces difficultés
renaissantes à chaque instant, des vuës sages et
sagement communiquées, des soins agissants avec
circonspection, mais toûjours agissants, ont reuni
les sentiments de presque tous les Prelats du
Royaume, et il nous est permis desormais
d'attendre une paix entiere, où l'Eglise
n'aura plus rien a craindre du Zêle et
de l'amour même de ses Enfans.

401r

C'est dans cette disposition singuliere
des affaires generales que se fait le passage
paisible du plus glorieux regne qu'ait vû
la France, à un regne également glorieux
qu'Elle espere. Nul obstacle etranger
n'empechera que les inclinations naturelles
du Roy, cultivées avec tant de soins par
de si excellents maitres, ne se deployent dans
toute leur étenduë. Il n'aura qu'à vouloir
rendre ses Peuples heureux, et tout nous dit
qu'il le voudra. Deja nos desirs les plus
impatiens trouvent en luy tout ce qu'ils cherchent,
et nos esperances a force de ce confirmer de jour
en jour, ne sont plus de simples esperances.

S'il etoit besoin qu'elles s'accrussent, elles
s'accroîteroient encore par l'âplication que ce jeune
monarque donne depuis quelque tems aux
matiéres du Gouvernement, par ces entretiens
où il veut bien que vous entriez. Là vous

v

pesés à ses yeus les forces de son Etat, et des
differents Etats qui nous environnent, vous
luy démêlés cette foule confuse d'interets politiques
sy diversement embarrassées les uns dans les autres,
vous luy dévoilés l'interieur de son Royaume
et celuy du reste de l'Europe, tel que vos regards
perçants l'on penetré, vous le mettés dans le
secret des Cours étrangeres, vous luy porté sans
reserve toutes vos connoissances acquises par une
experience eclairée, vous vous rendez inutile
autant que vous le pouvez.


Voilà, Monseigneur, ce que pense
l'academie dans un des plus beaux jours qu'elle
ait jamais eus. Depuis plus de trente ans qu'elle
m'a fait l'honneur de me recevoir, le sort l'avoit
assdés bien servie pour ne me charger jamais de
parler en son nom à aucun de ceux qu'elle a
reçeus après moy; Il me reservoit à une
occasion singuliere, où les sentiments de mon

402r

coeur pûssent suffire pour une fonction sy
noble et si dangereuse. Vous vous souvenés
que mes voeux vous appeloyent ici longtems avant
que vous y peûssiés apporter tant de titres; personne
ne sauvit mieux que moy, que vous y auriez
apporté ceux que nous prefererons toujours à
tous les autres.

vrijdag, oktober 22, 2010

Riots in France

My current research leads me oft into unforeseen areas. Although one expects to find nothing but international politics and court gossip in diplomatic correspondence, the sources are considerably richer. As with almost every other societal sphere of the Ancien Régime, the theatre "high politics" is an intermixed entanglement of themes the modern reader tends to separate.


For instance, in 1720, commercial interests appear as the spearhead of the writers' focus, alongside dynastic and territorial interests. France and Britain just managed to reconcile Spain and the Emperor through the former's accession to the Treaty of the Quadruple Alliance, which pacified the Italian peninsula and the whole Mediterranean. All of a sudden, the economic foundations of both nation's stability faltered. After the War of the Spanish Succession (1702-1715), in Britain as well as in France, public debt had been "resorbed" by the creation of colonial trade companies. Shareholders bought the debt back by their investment, bearing the entrepeneur's risk as the detainers of the corporation's capital. Speculation on the huge profits promised by American trade created a bubble. Debt came rolling back, not on the government, but directly on its wealthier subjects, potentially destroying economic life.


In Britain, the main "South Sea Bubble" victims were leading Whig politicians. The French disaster mainly touched the "parlementaires" (jurists acting as lawyer, attorney or judge in the country's sovereign court), but had wider implications as well. The Scottish minister John Law, instigator of the "Système" of the "Compagnie des Indes", had acquired the right to have his Bank serve as as the country's National Bank. He could thus issue paper money, with the Company's assets underwriting their value.


With stock prices tumbling down, hyperinflation paralysed the country's economic system. Philip of Orléans, Regent until Louis XV reached 13 years of age (1723), had to strike down the crisis with severe measures. They remind of the "Operation Gutt" the Belgian government held after the Second World War. Frenchmen holding stock in foreign overseas trade companies (e.g. the Habsburg Ostend Company) were obliged to withdraw their investments. Whoever owned banknotes worth over 500 livres tournois had to give them back to be destroyed.

The consequences were drastic. The "Compagnie" was virtually bankrupt, the Bank would inevitably have to close. While the former problem could be solved by assigning the "ferme" -or private exploitation of tax revenue-, the latter operation led to the fall of John Law.

The letter reproduced in this blogpost is a dispatch from Robert Sutton (Secretary to the British Embassy in Paris) to James Craggs, Secretary of State for the Southern Department ("Minister of Foreign Affairs") in Whitehall. An angry mob assaults the Palais Royal where the Regent holds his court, people are queueing up before Law's Bank, the army is sent in, the Parliament exiled to Pontoise. Somehow, it reminds us of protests in France today. Just change the Regent and the mob for Sarkozy and the CGT... Or Robert Sutton for the BBC's Gavin Hewitt.

Paris 26 July N.S. 1720
Sir
I have now the honour of your letters
of the 4th & 7th Inst to acknowledge _ I
omitted giving you an account by last post
of the tumult, which happened here on the
17th Current, because the Reports of it were so
various, that it was impossible of a sudden
to distinguish reality from rumours. I shall
now therefore give you a succinct but certain
relation of that matter _ Befor day
several small troops of people were observed
walking thrô the streets & complaining of
their miserable condition, and it being
market day there appeared a greater concourse
than usual before the Bank to receive money
v
for notes of 1 livres, which the guards
within having remarked, they put themselves
in order with their bayonets in the mouths
of their pieces _ at the opening of the Gates,
the first, that crowded in, being frighted to see
the guards in that posture, fell back, & those
who were behind, pressing forward at the
same time, about 15 people were either stifled
or trodden under foot & previously bruised.
Upon this the mob carried three of the dead
bodys to the Palais Royal with design to
shew them to the Duke Regent & move his
compassion & endeavoured to enter with
them into the Court of the Palace, but
were hindred by the Swiss guard. Monsieur le Blanc went to them at the Gate & appeased
233r
them in a great measure by good words and
money wch he distributed to them. Thence
they went to the church of quinze vingt,
which is near the Palais Royal in the same
street, tot get the corps buried, but the curé
refused to allow it 'till a proces verbal should
be drawn up. While they were discoursing
upon the matter Mr Law chanced to come by, and
his coachman driving briskly with much ado
made his way thro' the crowd. But one of the
mob urging out, let us pursue the author
of our misfortunes, they ran after the coach in
such confusion, that mr law very narrowly
escaped into the Palais Royal. The Coach
being sent away some time after the Coachman
seeing a number of people still assembles before
v
the gates, cried out aloud, il faudroit faire
pendre une vingtaine de cette canaille, upon
which they fell apalling him with stones, wch
bruised him &  broke the foreglass of the
Coach. Thence they went to mr Law's
house, where, the Gates being shut, they
broke the Windows towards the street with
stones, but were driven away & dispersed by
the Guards before they cou'd do any more
mischief. One of those, who were stifled
had above 100 livres, &  the others about 80
livres a piece in silver money about them,
which made it plain that they made a trade
of getting specie for small notes, & were employ'd
by the agioteurs, who discounted bank notes
at about 30 pr cent upon the place of Vendome
234r
___ The whole riot seems to have been
purely accidental & without any previous
concert, neither do I perceive that upon
enquiry any person of note is found to have
encouraged it or to have been privy to it,
tho' the general discontent is come to a
great height. __ The morning after the
tumult an arret was published to forbid the
people's assembling or gathering together
unlawfully in great companies & the guards
were doubled everywhere, as they still remain.
But no great search hath been made after
the principal actors in the Riot, nor hath
anybody, that I hear of, been punished on
that account ____ It was judged necessary
for Mr Law's security that he shou'd remain
v
in the Palais Royal, where he hitherto continued
in a small apartment of monsr coche, one of
the Regent's valets de Chambre ___ The Bank
hath been shut ever since the 17th but tis
given out it will be opened again very
suddenly to pay off notes of 100 livres.
The Parliament having of late
refused to register the several ordonnances
& arrêts made for redressing the affairs of the
Bank & East India Company, particularly
that which is here inclosed in manuscript,
and the first president, as well as some other
consellours having plainly told the Regent
that the only way to remedy the present disorders,
wou'd be to remove mr Law, and it being
further apprehended that by their example
235r
of opposing the measures of the court, their
credit & discourses, they contributed much to
harden & confirm the people in their distrust,
and lastly there being plain grounds of suspicion
if not certain proof, that a good number of that
body were concerting measures to declare the
king major, the Regent thought fit to transfer
their session hence to Pontoise. Accordingly
on Saturday the 21th inst. About 3 a clock in the
morning a large detachment of the guards
seized upon the palais, & the same day lettres
de cachet were sent to each particular
president & counsellors ordering them to
remove to pontoise, which they obeyed with
great submission on Monday last ___ The
Prince of Conti, who was in a correspondence
v
with them, hath been forced to make his
submission & peace with the Regent to prevent
the Resolutions, which would otherwise have
been taken against him. When he Regent
had an explanation with him & reproved him
for his violent language in council against
the measures proposed for reestablishing the
publick credit, telling him he is a young man
& could not understand those matters, & asking
him if he was willing that mr law should
want on him to inform him of them, he
answered that he would have nothing to do
with mr law, but was willing to be instructed
by the chancellour. He afterwards desired
that his name might not be inserted in any
ordonnances or arrêts to which he had not
236r
consented, which the Regent told him should
be granted &
observed.
The Duke Regent has caused some
troops to enter & quarter in the town &
others to advance as far as charenton to
the number of 8000 men, which keeps the
town in so great awe, that it has remained
very quiet without the least disturbance
since the bustle of the 17th Inst. Nevertheless
these measures & the arrêts come out since,
are so far from restoring credit by causing the
general distrust, that we are hitherto at a
morse pass & in greater streights than before,
in so much that it is really matter of wonder
how people subsist. The discount upon bank
notes for mony in the place of vendome is come
v
to 50 or 55 cent, & the notes will not pass
in payment for Goods without a greater loss
but many people will not receive them at any
rate, & there are several hands of provisions,
which cannot be procured without ready mony.
These circumstances breed such a confusion
as cannot easily be conceived by those, who do
not bear a share in it. The only thing which
affords some case & relief is the general
disposition rather to give credit than receive
payment in bank notes, which the debtor will
be sure to pay very dear for at long run.
All the arrets & ordonnances, that have
come out since my arrival here, have been so
far disregarded, that they have produced little
or no effect; nay they are grown into so great
237R
neglect & contempt, thrô the distrust & obstinacy
of the people, hitherto invincible, that many do
not think it worth their while to buy them,
when they are cried in the streets. You will
/
find herewith those, which have been publish'd
since my last.
I have obtained the Brevet for the sale
of My Lord Gallaway's estate; and the English
artificers imprisoned at Roan have been
enlarged by vertue of an order, which mr law
delivered me & I dispatched down for that
purpose.
Before I received their excellencies the
Lords Justices commands in your letter of
the 4th Inst relating to the protestants
condemned at Nimes, who are 19 in number,
v
I had spoken to M. de la Vrilliere, & Mr Law
about them. The Duke Regent had commanded
the pain of the Gallys, to which they were
condemned pursuant to the Ordonnances and
Declarations, into that of Transportation
into the Country of Mississipi. The latter
of those gentlemen assured me, he had all
along dissuaded the Regent from using
severity to the Reformed, whom he looked
on to be usefull subjects & well affected to
his Royal Highness; that he did not desire
any of them should be sent to the mississipi, &
would give his advice for releasing those
above mentioned. The Regent has been
so busy for some days past, that I have not
found an opportunity to discourse with
238r
him upon this subject. As soon as I have
seen him, I shall acquaint you with his
answer.
The Duke of Liria eldest son to the
Duke of Berwick came to me 3 days ago
desiring me to ask your favour in procuring
him a Pass from the Lords Justices to go into
Ireland to see his grandmother who is very
rich &old. He is willing to see England in his
way, & says the dispositions his father & he
are in are so well known that he believes he
shall be liable to no suspicion.
I am with all imaginable respect
Sir
Your most Humble
& most obedient servant
Rob. Sutton

maandag, juli 05, 2010

Doctoraat voor dummies



In aanloop naar een algemene presentatie van mijn onderzoek overzees komende vrijdag, dacht ik dat het mooi meegenomen was om in het Nederlands aan de lezer van mijn blog uiteen te zetten waar ik zoal mee bezig ben sinds 1 oktober vorig jaar.

U herinnert zich vast nog wel dat ik de afgelopen twee academiejaren in Parijs gewerkt heb over de Spaanse Successieoorlog, en daarna over Europese en Atlantische ideeën van de Gaulle en Erhard. Telkens ging het om hoofdstukken uit de Europese diplomatieke geschiedenis, die minder evident zijn dan de grote "mijlpalen" (Karel V, Napoleon, wereldoorlogen...). Toch hebben ze beiden tot substantieel resultaat geleid: de jaren '60 tot de definitieve integratie van de EEG, de Successieoorlog tot dertig stabiele jaren na de vrede van Utrecht. De leidinggevende figuren werkten visies uit op hoe Europa als een geheel van gelijke machtscentra diende te opereren. Tijdens de Spaanse Successieoorlog leidt de (gedeelde) gedachte van machtsevenwicht tot een oplossing, in de jaren '60 zien we de geesten scheiden over de rol die Europa in het mondiale concert moet innemen.

Het is mijn bedoeling na te gaan:
- in hoeverre deze redeneringen juridisch onderbouwd worden: als je een partner wil overtuigen van je argumenten, moet je ze zo formuleren, dat ze ook in zijn voordeel zijn, omdat ze iedereen ten goede komen; dat kan dan weer niet gebeuren in de taal van de overheerser, maar in een gemeenschappelijk en neutraal discours: het recht
- in hoeverre de periode na de Vrede van Utrecht gelijkenissen en verschillen vertoont met wat de Europeanen na de tweede wereldoorlog willen zien gebeuren in de wereld

Hoe ga je zoiets concreet na ?
- diplomaten laten grote geschreven archieven na; die zijn meestal behandeld, soms uitgegeven door historici uit de negentiende en vroege twintigste eeuw ("Histoire-bataille" of Rankeaanse geschiedschrijving); een juridische lectuur van deze bronnen is nog niet echt gebeurd (daar ligt meteen ook een methodologische vernieuwing: rechtshistorici zijn in eerste instantie begaan met uitgegeven bronnen: hetzij verdragen, hetzij wat auteurs schrijven)
- een systeem kent altijd invloedrijkere spelers: voor de achttiende eeuw zijn dat Frankrijk en Engeland (die afwisselend met Spanje, dan wel met Habsburg samenspannen), na 1945 Frankrijk en de BRD (politiek gehandicapt, maar economisch doorslaggevend); dit laat toe om de massa bronnen te beperken; ik kijk met andere woorden hoe de dominante spelers hun visie op het systeem verkopen aan elkaar; zo ben ik eerder dit academiejaar de correspondentie tussen Whitehall (administratief centrum van de Britse regering) en de Parijse ambassade gaan opzoeken in Londen; door de strategische lokatie van Parijs (belangrijkste diplomatieke post in Europa) passeren alle Europese aangelegenheden de revue

Dat klinkt misschien allemaal wat abstract. Wat bedoel ik bijvoorbeeld met "dertig stabiele jaren na de Vrede van Utrecht" ?

Vanaf eind 1711 beëindigen Frankrijk en Engeland samen de Spaanse Successieoorlog, die aansleept sinds 1702. De afwikkeling is wat ingewikkelder dan dat, maar komt erop neer dat ze de andere Europese partners ertoe dwingen de wapens neer te leggen. In september 1715 overlijdt Lodewijk XIV. Frankrijk erft in de eerste plaats een schuldenberg. Filips van Orléans neemt als neef van de overleden vorst de regentschap waar tot Lodewijk XV (zijn achterkleinzoon), de leeftijd van dertien jaar bereikt.


Aan de overkant van het kanaal is de situatie niet veel beter. George van Hannover, die koning wordt in 1714, heeft in de eerste plaats binnenlandse stabiliteit nodig. Ook hij torst een grote staatsschuld. Bovendien worden hij en de Regent bedreigd vanuit het buitenland: de Spaanse koning Filips V wacht tot zijn neefje Lodewijk XV overlijdt, om de Franse troon op te eisen. Londen heeft hem nochtans plechtig afstand laten doen van zijn rechten op die troon. Als hij de Regent aanvalt, komen de Engelsen hem ter hulp. Filips van Orléans heeft dus nood aan het Engelse bondgenootschap. Omgekeerd zit George I op een troon die hem wordt betwist door de familie van de in 1689 verjaagde katholieke koning James II. Als Frankrijk, als belangrijkste katholieke macht in Europa, zijn zoon, de "Pretendent", niet steunt, is dat enkel in George's voordeel.


Deze factoren maken dat Frankrijk en Engeland in de rest van Europa scheidsrechter kunnen spelen, door de bundeling van hun krachten. Tijdens de Successieoorlog gebeurt iets heel belangrijk: Engeland keert zich af van de traditionele bondgenoten in Den Haag en Wenen. Het is wat genuanceerder in het eerste geval (de Republiek verliest enkel aan prioriteit, de structurele band blijft), maar zeker voor de Keizer geldt dat men hem op het continent te machtig vindt. Steun aan Frankrijk is de taart evenwichtig verdelen. Bovendien is George I niet alleen koning van Engeland, maar ook keurvorst van Hannover. Hij speelt dus mee in de permanente diplomatieke bewegingen tussen de (grote en kleine) Duitse vorsten.


Het verdrag van Utrecht (en dat van Rastatt een jaar later) heeft de situatie in Italië evenwichtig verdeeld. Spanje verliest er nagenoeg alles: het hertogdom Milaan, een aantal havens aan de Toscaanse kust (onder meer Livorno), het koninkrijk Napels en het eiland Sardinië komen onder Oostenrijkse controle. Dit is een puur gevolg van de militaire balans tijdens de oorlog: vanaf 1707 controleert Oostenrijk Italië. De hertog van Savoye, die in het noordwesten van Italië op de wip zit tussen Frankrijk en Habsburg, heeft het eiland Sicilië, en dus ook een koningskroon, uit de brand kunnen slepen.

Aangezien Spanje de grote verliezer is in 1713, is het logisch dat er revanchegevoelens heersen. Er is na de oorlog geen algemeen verdrag afgesloten over Italië, omdat Filips V en Keizer Karel VI weigerden elkaar te erkennen. De persoonlijke rivaliteit tussen de twee monarchen is heel groot, aangezien ze beiden kandidaat waren om koning van Spanje te worden. Karel noemt zichzelf nog steeds koning van Spanje (hoewel hij daar geen morzel gebied meer controleert), Filips eist nog steeds de Italiaanse bezittingen op.


Filips V van Spanje probeert een coalitie op de been te brengen om in één grote "carambole" de volgende zaken te realiseren:
- bezetting van het Oostenrijkse Sardinië (1717) en het Savoyaanse Sicilië (1718)
- verzekering dat zijn zoon don Carlos de hertog van Parma-Piacenza en de groothertog van Toscane opvolgt (deze twee gebieden vallen buiten de verdeling Habsburg/Savoye; Filips' tweede echtgenote Elisabeth Farnese is een nichtje van de hertog van Parma en is in de derde graad verwant aan de groothertogen van Toscane)
- samenzwering tegen de Franse Regent (eind 1718, complot van de prins van Cellamare), om zo Frankrijk en Spanje te kunnen verenigen bij een overlijden van Lodewijk XV (op dat ogenblik 8 jaar)
- opstand in Engeland, door de katholieke Pretendent over te zetten vanuit Zweden (Karel XII heeft problemen met George I omwille van de situatie in het Noorden).

Dit plan valt grotendeels in het water: de samenzwering van Cellamare wordt opgerold en de ambassadeur uitgewezen (einde 1718), de Britten zinken de Spaanse vloot bij kaap Passaro in de zomer van 1718, Karel XII van Zweden denkt er niet aan om in het plan mee te spelen in volle Noorse Oorlog, waardoor een landing in Schotland mislukt en de Fransen vallen Catalonië binnen in 1719. Uiteindelijk ontslaat Filips V zijn eerste minister, kardinaal Alberoni, die de schuld krijgt voor het hele plan.


Als u de bovenstaande regels leest, ziet u dat het Europese systeem structureel heel instabiel is: alles hangt samen met de fysieke gezondheid (zwakke Lodewijk XV) van de hoofdrolspelers of hun onderlinge verwantschap (relatie tussen Filips V en Lodewijk XV; opvolgingskwestie in Parma-Piacenza en Toscane). Personen, en niet instellingen, lijken te bepalen hoe de zaken politiek evolueren. Toch is dat overtrokken. De Spaanse Successieoorlog heeft een aantal spelregels vastgelegd:
- Spanje en Frankrijk mogen nooit verenigd worden, omdat dit geheel te machtig dreigt te zijn (terwijl dezelfde familie er wel aan de macht is)
- Juridische situaties volgen de feitelijke: ondanks de afwezigheid van een formeel vredesverdrag tussen Filips V en Karel VI, worden de grenzen, die met de wapens zijn getrokken, gerespecteerd
- Een verandering van de territoriale verdeling kan enkel gebeuren mits het akkoord van alle belangrijke machten, of door elders te compenseren; val je een zwakkere partner aan (in 1717/1718: Spaanse raids op dun bewaakte Italiaanse eilanden, terwijl Habsburg tegen de Ottomanen vecht op de Balkan), dan krijg je de andere machten op bezoek (1718: Britse vloot)


Dit laatste punt wordt mooi geïllustreerd door het verdrag van de Quadruple Alliantie, dat in de zomer van 1718 wordt afgesloten. Vertegenwoordigers van de Franse Regent, Keizer Karel VI en Koning Victor II Amadeus van Savoye-Sicilië willen Filips V ertoe dwingen aan tafel te gaan zitten. Don Carlos kan eventueel opvolgen in P-P en T, maar enkel indien de andere machten akkoord gaan. Karel VI en Victor Amadeus wisselen ook Sardinië en Sicilië uit, wat juridische complicaties meebrengt. Technisch-legalistisch heeft Filips V eenzijdig Sicilië en Sardinië afgestaan aan het einde van de Successieoorlog, met een reversierecht: wanneer de begunstigde het eiland vervreemdt of zijn familie uitsterft, komt het terug onder Spaanse autoriteit. In de feiten is dit een pure fictie: enkel mits internationale consensus kan Filips V terug troepen sturen naar deze eilanden.

Ondanks de Franse en Britse oorlogsverklaringen, die laat op het jaar volgen, zal er geen echte oorlog nodig zijn om hem daartoe te dwingen. Al in februari 1720 treedt Filips V met hangende pootjes toe tot het verdrag, dat vraagt om een nieuw congres, om de Italiaanse verdeling, met inbegrip van de opvolgingskwesties, gezamenlijk te herbekijken.


De sturende figuren achter dit hele mechanisme zijn kardinaal Guillaume Dubois (minister van de Regent) en James Stanhope (minister van George I). Al in 1716 gooien ze het op een bilateraal akkoord om gezamenlijk op te treden. De politiek die zij samen uittekenen (het evenwicht bewaren door gelimiteerde interventie en multilateraal diplomatiek overleg) wordt verdergezet door hun opvolgers kardinaal Fleury en Robert Walpole (vanaf 1721 eerste minister, hoewel het buitenlands beleid meer door zijn broer Horace wordt vormgegeven) en zal pas geleidelijk vervagen in de jaren '30 van de achttiende eeuw.


Vooral het optreden van Stanhope wekt bewondering, omdat hij met twee ijzers in het vuur zit. George I is als keurvorst van Hannover in Noord-Duitsland erg betrokken bij de Grote Noorse Oorlog, die aansleept van 1700 tot 1721 (ongeveer tegelijk met de Spaanse Successieoorlog). In essentie komt dit conflict neer op de neergang van de Zweedse macht in Noord-Europa. Bij het begin van de achttiende eeuw controleert Zweden namelijk ook Finland en de huidige Baltische staten. De opkomst van Rusland zorgt voor een gewapende confrontatie tussen Karel XII en Peter de Grote. Karel wordt verpletterd bij Poltava in Oekraïne (1709) en vlucht zelfs even naar het Ottomaanse Rijk.
(Zweedse rijk op maximale grootte)

Voor de omliggende staten is dit de uitgelezen kans om de eigen invloed te vergroten. George I wil zo de hand leggen op Bremen en Verden, en tegelijk ook de voogdij uitoefenen in het hertogdom Mecklenburg (dat tussen Hannover en Brandenburg ligt). Stanhope slaagt erin om zijn meester te bezorgen wat hij wil, door eerst tegen, en dan -eens de Russen te machtig worden- met de Zweden te werken. Zijn "Vredesplan voor het Noorden" slaagt evenzeer als dat voor het "Zuiden".

Nu, terug naar het Zuiden. Als je denkt dat (voortgaande op de bovenstaande puntjes) verdragen beslissend zijn in deze periode en Spanje niet opkan tegen een coalitie van alle Europese machten, zou de zaak eenvoudig oplosbaar moeten zijn. Toch gebeurt dat niet. Er wordt nog goed veertien jaar ruzie gemaakt over de Italiaanse gebieden. Een aantal factoren zorgen ervoor dat alles in het honderd loopt, zonder dat het evenwel tot een nieuwe "wereldoorlog" lijdt:
- Karel VI gedraagt zich autoritair in Italië: hij beschouwt Parma-Piacenza en Toscane als mannelijke rijkslenen; dat wil zeggen dat hij zichzelf ziet als de leenheer van de plaatselijke heersers (hoewel ze in de feiten volkomen onafhankelijk zijn); als er geen mannelijke opvolger is, komt het aan de Keizer toe om zich het leen toe te eigenen (wat zijn voorganger Jozef I bijvoorbeeld met Milaan gedaan heeft), dan wel het aan een familie naar keuze toe te wijzen; Frankrijk en Engeland aanvaarden de theoretische superioriteit van de Keizer voor deze gebieden, maar niét dat hij ermee doet wat hij wil : de feitelijke machtsverdeling in Europa zal de nieuwe soeverein aanwijzen
- Frankrijk en Engeland hebben ook eigen eisen, zoals bijvoorbeeld de schrapping van de Oostendse Compagnie, die onder andere de theeprijzen in Londen doet dalen


Voor de hertog van Bourbon (Frans eerste minister na het overlijden van de Regent) is het noodzakelijk dat de veertienjarige Lodewijk XV snel kinderen krijgt, teneinde problemen met Spaanse aanspraken op de troon te vermijden. Hij stuurt om die reden de achtjarige dochter van Filips V, die met hem was verloofd, terug naar Madrid en koppelt de koning aan Maria Lecynzka, de dochter van de verjaagde Poolse koning Stanislas. Tot grote ergenis van Filips V.

Gevolg: op het congres van Cambrai, dat na jaren palaveren echt van start gaat in 1724 (we zijn al vijf jaar na het laatste kanonschot in de korte oorlog) navigeren Frankrijk en Engeland tussen de twee polen. Uiteindelijk sluiten Filips V en Karel VI, tot grote verrassing van iedereen, een akkoord achter de rug van de bemiddelaars. Het "Ripperda"-verdrag (onderhandeld door een Hollandse avonturier in Spaanse dienst) slaat in als een splinterbom.


Ripperda ondergraaft met zijn voorstellen het Europese evenwicht:
- De Oostendse Compagnie krijgt het recht onbeperkt handel te drijven op de Spaanse kolonies; dit lost het chronische geldgebrek van de Keizer gedeeltelijk op, waardoor hij plots niet langer aangewezen is op bondgenoten om een sterk leger te bekostigen
- Don Carlos (die in Italië moet opvolgen) zal huwen met aartshertogin Maria-Theresia en kan dus ook Keizer worden; alle noties over evenwicht zijn weg: mits wat dynastieke meeval (het vooroverlijden van twee kinderen uit Filips' eerste huwelijk), kan hij ook koning van Spanje worden en het rijk van Karel V herstellen.

Nagenoeg onmiddellijk komt een tegenalliantie tot stand. Onder leiding van Frankrijk en Engeland wordt een groot militair blok (met Zweden, Denemarken en de Republiek) opgebouwd tegen Spanje en Oostenrijk, die versterking krijgen van Rusland en de Koning van Pruisen (die eerst bij het andere kamp hoort, maar zich bedreigd voelt door de Russen).

Toch komt het ook nu niet tot een groot conflict. Filips V voelt zich bedrogen door Karel VI, die zijn beloftes (onder andere het huwelijk tussen Maria Theresia en Don Carlos) niet nakomt. Na Alberoni mag ook de nieuwe favoriet Ripperda opkrassen.

Fleury trekt de Spanjaarden terug aan boord in 1727 (preliminaria van Parijs) en roept op tot een nieuw congres. Als Spanje steun krijgt om met eigen troepen de successie van don Carlos in Italië te gaan bewaken, laat het ook de commerciële gunsten voor Wenen vervallen. Terwijl het congres van Soissons, net als de voorganger in Cambrai, rond palavert over de juridische aspecten van de zaak, sluiten Frankrijk, Engeland en Spanje een aparte alliantie af in Sevilla. Het lijkt er kort op dat er een algemene oorlog tegen Oostenrijk van zal komen, maar Fleury wil het niet zo ver drijven.

Op dit punt gaan de Britse en Franse wegen uiteen. Robert Walpole maakt in 1730 een opening naar Wenen, omwille van de positie van Hannover in Noord-Duitsland. De kans is reëel dat Pruisen en Oostenrijk zich op het keurvorstendom zullen storten als er gevochten wordt. Een jaar later leidt dit tot het Verdrag van Wenen tussen George II en Karel VI. In ruil voor de erkenning van Karels opvolgingsplannen, zal hij 6000 Spaanse garnizoenstroepen in Toscane toelaten, tot de dood van de groothertog en... het privilege van de Oostendse Compagnie intrekken. Na toetreden van de Staten-Generaal lijkt de situatie van de Spaanse Successieoorlog hersteld: iedereen tegen Frankrijk.

Don Carlos wordt -op basis van het Brits/Oostenrijks/Hollands/Spaanse akkoord- ingehaald als hertog van Parma in 1731. Frankrijk zou zich moeten neerleggen bij de situatie, ware het niet dat het Poolse huwelijk van Lodewijk XV een aanleiding geeft om zich te mengen in de Italiaanse zaken.

Hier blijkt hoe groot de Oostenrijkse illusie in 1731 was: Engeland noch de Republiek hadden redenen om tegen het niet-bedreigende Frankrijk een oorlog te beginnen. Onder voorwendsel van steun aan Stanislas, die kandideert voor de electieve troon van Polen, valt Frankrijk in september 1733 met Spanje (op basis van het eerste zogenaamde "familiepact") en Karel III Emmanuel van Savoye-Sardinië binnen in Midden-Duitsland en Noord-Italië. Spanje verovert vrij eenvoudig Napels/Sicilië. Savoye legt de hand op een deel van het hertogdom Milaan, maar verder dan wat beide heren willen recupereren, gaan ze niet echt.


Het Franse punt is in 1735, na twee rommelcampagnes, vrij snel gemaakt: Oostenrijk kan zich militair niet verweren. Ondanks de steun van de Rijksdag (de jonge Frederik de Grote maakt zo een campagne mee onder de bejaarde Eugenius van Savoye) en een paar kleinere overwinningen, rest de Keizer niets anders dan proberen zijn gezicht te redden. Formeel gezien komen Frankrijk en Oostenrijk tot een "alliantie" om deze Poolse Successieoorlog op te lossen. Fleury slaagt erin om Lotharingen te verwerven als compensatie voor Stanislas (die helemaal geen kans maakte in Polen en daarin ook niet gesteund werd). De hertog van Lotharingen, Franz Stephan, volgt Gian Gastone de'Medici op als groothertog in Toscane én huwt Maria Theresia. Parma gaat naar de Keizer, maar don Carlos wordt koning van Napels en Sicilië. Uiteindelijk wordt Spanje zo gecompenseerd voor de verliezen van de Spaanse Successieoorlog.


Er komt met andere woorden opnieuw een territoriale herschikking, maar dit keer niet op basis van een Frans-Engelse tandem. Robert Walpole probeert om samen met de Staten-Generaal op te treden als bemiddelaar, maar Fleury verkiest zelf een akkoord te maken met de Oostenrijkers, door de principes van Utrecht ongeschonden te laten. De kardinaal speelt "good cop, bad cop" met zijn oorlogszuchtige secretaris van Oorlog Chauvelin, maar Oostenrijk wordt dus niét vernederd. In dat geval zouden de Zeemachten een nieuwe oorlog tegen Frankrijk beginnen.

Wanneer Karel VI overlijdt in 1740, zijn de rivaliteiten te sterk geworden. Ook Fleury (die overlijdt in 1743 op 89-jarige leeftijd) kan de onstuimige politiek van onder meer maarschalk Belle-Ilse niet in bedwang houden. Frankrijk gaat vechten tot diep in Duitsland en in de Zuidelijke Nederlanden (die in 1745 helemaal worden ingenomen), wordt verraden door haar Pruisische bondgenoot en in de rug bestookt door de Engelsen. Het patroon herhaalt zich in de Zevenjarige Oorlog, waar de Engelsen voluit profijt trekken uit de Franse "overstretch": tegelijk een landoorlog en een oorlog in de kolonies aanhouden, is te veel. Het stabiele systeem van Utrecht, waarin gelijkheid en beperkte conflicten de toon aangeven, behoort dan tot het verleden.

Meer weten ?
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