zaterdag, januari 31, 2009

Tintin



L'invité de Jean-Noël Jeanneney cette semaine: Pierre Assouline, biographe d'Hergé, qui vient parler de son personnage célèbre.

donderdag, januari 29, 2009

Manif Monstre



La plus forte mobilisation depuis 20 ans, parait-il (selon François Chérèque de la CFDT). 70 000 personnes, avant le début. Probablement (beaucoup) plus... Bien que, par contraste, les perturbations dans le métro sont restées très limitées. L'an dernier, Paris était paralysée. Aujourd'hui, les lignes 4 et 1 roulaient à 100%. Ce qui n'enlève bien sûr rien à l'ampleur des protestations. Votre serviteur s'est rendu sur place entre 13:50 et 14:50, au point fixe PS-MJS (métro Filles du Calvaire, ligne 8). Le temps de prendre Martine Aubry et Bruno Julliard en photo :-).




(tête de la manifestation, partie de Bastille avec un retard de 30 min, à cause de l'affluence)






(Clémence du MJS 6/14)


(Martine Aubry et ses lieutenants)




(Bruno Julliard, ex-président de l'UNEF, maintenant au bureau national du PS)














(en plus, il faisait très beau)

woensdag, januari 28, 2009

En attendant la grève...

Benoît Hamon parle des Elections européennes. Le PS français est décidé de se saisir du manifesto PES et des vrais enjeux de l'élection du 7 juin: changer de majorité au Parlement (ou, plus correct, de fraction dominante, bien que ce sera plutôt utopique, si Labour et le SPD font un mauvais résultat) sur un texte commun à tous les socialistes européens.



Espérons que le sp.a reprenne un peu de cette dynamique contestataire, qui s'oppose à un récit unique européen de tendance néo-libérale. Les sièges belges ne feront pas la différence, mais il importe de montrer à l'électorat qu'on s'inscrit dans une démarche internationale et européenne, que d'autres partagent les mêmes valeurs. Si les populations européennes réclament toutes la même chose, il importe aux partis de gauche d'être unis dans la réponse à la crise.



Entretemps, la France sera paralysée demain. Tous les services publics feront grève, tous syndicats confondus. Je ferai un petit tour à Bastille, où le PS et le MJS ont un point de rassemblement fixe. Afin d'éviter un prolongement de la grève (je me rappelle de la grève de novembre 2007), votre serviteur quittera Paris en voiture demain soir, pour assister à la réception de nouvel an de sa propre section en Belgique.



Notons aussi que le PS français est vraiment de retour: plan de relance qui capte l'attention des médias, coup de théâtre à l'Assemblée nationale... Allez, Gennez ! Bouge-toi. On n'a pas besoin de Bert Anciaux pour se faire entendre.

maandag, januari 26, 2009

Wordle

Bijzonder leuke tool om een grafische samenvatting van al je teksten te maken. www.wordle.net.
(Engelse tekst beursaanvraag, 2008)


(scriptie over BHV, 2007)
(Masterproef 2008, deel 2, over diplomatie)


(Masterproef 2008, deel 1, over militair-strategische aspecten)

donderdag, januari 22, 2009

Triestig

Ik volg de sp.a-top toch al helemaal niet meer, hoor.

1) Anne Van Lancker is ons beste Europarlementslid. Als ze wil doordoen, verdient ze dubbel en dik een verkiesbare plaats of een plaats als eerste opvolger

2) Mia De Vits Europees overboord gooien... goed, het resultaat in 2004 was niét goed, maar het is iemand die goed werk verricht.

sp.a gaat rechtstreeks de dieperik in. Is de dollekoeienziekte dan echt uitgebroken bij de partijtop ?

Mia De Vits stapt uit politiek

Kathleen Van Brempt trekt Europese lijst
foto 2/2

blg
Uit het archief

* 17/01/09: 'Socialist is voor mij en voor onze militanten een eretitel'
* 15/01/09: 'SP.A was en is SP.A'

BRUSSEL - Europarlementslid Mia De Vits (SP.A) stapt na de verkiezingen van juni uit de politiek. Dat heeft ze donderdagavond bekend gemaakt op het partijbureau van de SP.A. Kathleen Van Brempt wordt de lijsttrekker voor de Europese verkiezingen.
Huidig Vlaams minister van Mobiliteit, Gelijke Kansen en Sociale Economie Kathleen Van Brempt zal de Europese lijst van de SP.A trekken. Van Brempt zal bij de Vlaamse verkiezingen ook lijstduwer zijn voor de provincie Antwerpen.

Saïd El Khadraoui en Anne Van Lancker, momenteel al Europese parlementsleden, krijgen plaatsen twee en drie. Voor Van Lancker betekent dat wellicht het voorlopige einde van haar Europese carrière. De kans is namelijk zeer reëel dat de SP.A na de verkiezingen zal terugvallen op twee zitjes.

Geen plaats voor De Vits

Voor Mia De Vits, in 2004 als Europees lijsttrekker goed voor 203.000 voorkeursstemmen, had de SP.A-top geen plaats meer vrij. Wel stelde de partij haar als alternatief een tweede plaats op de lijst van Vlaams-Brabant voor de Vlaamse verkiezingen voor. Maar dat ziet De Vits niet zitten.

'Mia De Vits heeft steeds geïnvesteerd in haar Europese carrière', aldus haar woordvoerster. 'Niet dat ze het Vlaamse parlement minderwaardig vindt, maar de overstap interesseert haar niet.'

De Vits heeft daarom besloten om vanaf juni geen enkel mandaat meer op te nemen. De voormalige topvrouw van de socialistische vakbond ABVV stapt na de verkiezingen van 7 juni uit de politiek.

Vorige week was De Vits nog een van de woordvoerders binnen de partij die niet kon leven met de naamsverandering van de SP.A en de daarmee gepaard gaande komst van Bert Anciaux.

avb

woensdag, januari 21, 2009

C.R. Colloque AN (2) (Partie politique)

II. Axel Poniatowski
Député de droite, président de la Commission des affaires étrangères du Sénat. Moins intéressant que le précédent.




III. Table ronde

A. François Bujon de l'Estang (ambassadeur de France à Washington jusqu'en 2002, préside la session). Quatre remarques:

1° Novembre 2008 signifie une vraie rupture, un tournant dans la politique américaine
<> 2008 = fin de ce cycle

2° Le passif est lourd: on sait

3° Obama a des atouts personnels considérables:
- Personne + son image
- Discours fondé sur les valeurs américaines
- Sang-froid/discipline, cf. discours de Philadelphie sur la race en Amérique
- Homme de réconciliation: "Yes We Can"/embaucher Hillary après une campagne dure = les conflits sont derrière nous
- Bonne équipe, très cohérente et compétente

Obama = changement d'APPROCHE et de méthode; "STYLE IS SUBSTANCE"
Les intérêts géostratégiques de l'Amérique restent les mêmes: les négociateurs américains défendront toujours leur pays
=> il n'y aura donc en aucun cas une rupture, mais plutôt une évolution dans la continuité (exit Irak, tenter dialogue en Iran)

=> Les Démocrates sont des pragmatiques: Multilatéralistes, Gouvernance mondiale économique et financière
ex: Pas seulement les 14 points de Wilson (1917), mais aussi Bretton Woods !!
ex: Pas seulement la concertation entre alliés, mais aussi parler à l'ADVERSAIRE

Cependant: trois caveats:
1) La priorité à l'INTERIEUR
=> "Guantanamo takes a back seat"
2) Un président jeune sera testé
=> Chine/Russie/Iran essayeront bien quelque chose (cf. Joe Biden pendant la campagne)
3) LE problème européen: comment lui dire NON ?

B. Intervenants
- Constance Borde (vice-présidente des Democrats Abroad France)
Très émotionnée, contente qu'"Obama a enfin les sondages en Amérique qu'il avait depuis un an en France" (79% d'opinions positives); espère qu'un "homme de droit" et quelqu'un qui "a connu la pauvreté" saura mieux se mettre dans la peau des victimes de George Bush; Obama communique comme FDR ("le fait de voir qu'il y a quelqu'un qui s'occupe de vous fait déjà beaucoup")



- Elisabeth Guigou (PS, acienne garde des Sceaux et professeur à Sciences Po)
Avait à quitter assez vite, faisait que des remarques pointues: si les Etats-Unis ne s'engagent pas sur le changement climatique, l'Inde et la Chine ne le feront pas non plus; que fera-t-il pour les soins de santé ?; que pense-t-il d'un "juste échange" (cf. redémarrer Doha à l'OMC); Politique internationale: arrêter d'élargir l'OTAN (Géorgie/Ukraine: c'est non) - Il faut qu'Obama s'engage personnellement au Moyen-Orient - qu'il se réalise que la solution du problème afghan ne peut pas être que militaire (il faut parler du Kashmir et des problèmes Indo-Pakistanais) - Finalement, pour l'Iran, il faut une vision LARGE < juin 2009: élections présidentielles en Iran, le dialogue peut aider les opposants à la politique d'Ahmadinejad

Stuart Haugen (Republicans Abroad Europe)
"Je ne suis pas là pour défendre George Bush" :-)
Quelques remarques:
1- Politique de défense: où en sont les Européens avec leur prommesse d'investir 2% du BIP dans les affaires militaires ? Seulement 3 pays font un effort <=> les EU auront à dépenser à l'intérieur
2- les intérêts fondamentaux de l'Europe et des EU ne sont pas parallèles => la base de la politique internationale ne changera donc pas



- Denis de Kergolay (French Heritage Society = organisation qui récolte les deniers des philantropes américains pour restaurer le patrimoine architectural français)
Obama est un produit du mécénat américain < tant son père (venu étudier aux EU grace à une bourse USAID, pour ensuite rencontrer sa mère) que son épouse (Ivy League, boursière) sont des produits des largesses privées américaines; le système survit, parce qu'il est indépendant du public; les Américains n'aiment pas l'idée d'assistanat (il faut qu'il y ait une contrepartie ex: études brillantes, investir pour autant qu'on reçoit de l'aide)



Christopher Klein (ambassade des Etats-Unis à Paris)
Les élections se sont déroulées sur base de thèmes de politique INTERNE => la grande majorité d'Obama au Congrès est composée de diverses fractions (= exactement ce que disait une interview d'une de ces figures au Wall Street Journal, distribué gratuitement à Sciences Po le jour même)

- Sylvie Laurent (Sciences Po, vient de sortir "l'Amérique homérique", critique parue dans le Monde du 20 janvier)
Obama = le produit symbolique de centaines de miliers d'enfants africains morts pendant la traversée de l'Atlantique; un "enfant du gouffre"; peut-être que le concept français de "négritude" (Aimé Césaire = identité noire, cross-nationale) aidera à réunir l'identité noire ==> Il faut que la France aide Obama à maîtriser ce "Tiers Espace"



- Yannick Mireur (Auteur de "Après Bush - pourquoi l'Amérique ne changera pas")
On oublie trop facilement les initiatives de Bush en Afrique (combat contre le SIDA);
En matière de politique étrangère, la vraie rupture, c'était BUSH <> Obama = retour à la tradition américaine, exit messianisme et interventionnisme appuyé par la force;
La confiance que veut inspirer Obama = trait reaganien;
Les Démocrates plus réalistes en politique internationale ? Il n'en est rien => c'est eux qui ont commencé les guerres (Nixon/Ford/Reagan = Paix <=> JFK/Johnson/Wilson = la guerre);


La vraie priorité = le dialogue avec la CHINE => tant pour les aspects économiques, que pour le problème Taiwanais (cf. négociation d'une convention de libre-échange avec le Taiwan, appuyée par le lobby aux Etats-Unis <=> la Chine veut l'extension de la souveraineté de l'île à long terme)

- Raphael Sohnenshein (professeur-visiteur à Paris-VIII, enseigne la science politique à l'Université d'Etat de Californie)
Comme dans n'importe quel autre pays, la politique intérieure explique les actions externes:
1) Le premier président "noir": d'accord <=> la rupture plus importante se situe au niveau du PARTI démocrate
< publicain =""> Obama a conquis les états industriels, l'"Outer South", le Nord-Ouest et le Sud-Ouest ==> Selon RS, les Dems auront aussi les Rocky Mountains; le parti rassemble 70% des premiers votants, et 60% des jeunes
<=> les Républicains ne détiennent plus que le Sud; sont considérés comme un parti traditionnel, qui ne peut que descendre pour les années à venir <=> Démocrates = science/modernité/cosmopolitisme: ils sont revenus sur le "Road of Power"

2) Le mandat d'Obama est révolutionnaire sur le plan INTERNE
<=> Politique extérieure: pas du tout ! (donne raison à Mireur: c'est Bush qui a rompu la politique extérieure, Obama revient au normal)
a) La fin du premier mandat-Bush
= fin du moment néoconservateur + Bush a embrassé la politique extérieure démocrate pendant les deux dernières années

b) Comment utiliser le crédit interne ?
- Irak: il peut tarder de beaucoup de mois avant le retrait définitif
- Le public américain préfère le RESPECT à l'amour => faire des photos avec les alliés = apprécié <=> il ne faut pas céder sur d'autres dossiers
ex: Moyen-Orient: le soutien pour Israël est très large (pas de complexe du tout) <=> Obama peut se permettre de participer de façon plus active aux négociations, "a very strong effort" = ok <=> la compréhension du dilemme existentiel de l'Etat d'Israel restera

3) Obama est un "innovative guy" => Les Démocrates le trouvent TROP innovatif !!
<> Bush: ne médaillait que ses amis (Blair/Howard)
<=> sa façon d'agir entraine des RISQUES

4) Les dossiers ne sont pas si faciles que ça
ex: Guantanamo: position claire <=> les Européens ne comprennent pas comment c'est courageux;

ex: Waterboarding: Torture ? "Yes, but" au lieu de "Yes" => le lobby militaire met la pression sur les médias

5) Obama = "a mellow guy"
<=> Bill Clinton: énergique/Bush sr.: constamment au téléphone
Obama est "calme" (quand il apparaît à la télé, la pression sanguine nationale baisse de 5 points), mais "tough" en même temps => il mettra la pression sur les chefs européens; ils veulent des photos avec lui en visite, accueili par des masses enthousiastes ? Très bien, mais il faut une contrepartie.

6) Soutien des syndicats
- Les Démocrates seront TOUGH ON TRADE <> South = Républicain, compte sur la coopération avec les Européens
- L'ECONOMIE sera la priorité n° 1, et ça au détriment de l'environnement
ex: sondage en avril 2007: 52% préfère l'environnement comme terrain d'action à l'économie (36%) <=> janvier 2008: 58% économie, 33% environnement; "economy drives politics" => les Américains achèteront tous les produits européens, une fois que l'économie sera rétablie, mais il faut considérer chaque action diplomatique et militaire de cet angle prioritaire

7) Multilatéralisme ?
(réponse à une question de la salle, citant Byrd: "la plus grande menace pour les EU = une défense européenne")
- le Multilatéralisme politique est l'approche TRADITIONNELLE en Amérique <=> PAS du tout sur le plan économique
- L'Administration Bush a quitté cette voie, à cause du lobby intello des néocons => il faut supprimer par la force chaque centre de pouvoir alternatif
<=> les électeurs américains n'ont JAMAIS soutenu ces projets ((< Bush n'osait pas les reprendre dans son programme électoral)

Avant d'entamer l'après-midi, les participants on fait escale à l'Hoôtel de Lassay pour un déjeuner...

C.R. Colloque AN (1) (Partie politique)

Comme promis, un compte rendu du colloque "Quelles relations transatlantiques demain ?", organisé à l'immeuble Jacques Chaban-Delmas par le groupe d'amitié franco-américain de l'Assemblée Nationale à Paris.
I. Bruno Le Maire

A. Traits généraux
Remplaçant Bernard Kouchner (occupé avec le dossier-Gaza), le secrétaire d'état aux Affaires européennes a délivré un très bon discours-programme, dépassant son temps attribué. Affirmant qu'on n'a jamais autant parlé d'"Espoir" qu'aujourd'hui, il tentait tempérer l'euphorie. Certes, après 8 années s'échecs du Bushisme (qui ne nous a porté ni la démocratie, ni la sécurité), la gravité de la crise économique et financière et des déboires de l"Arc de Crise traditionnel, allant du Moyen-Orient au Pakistan, ne nous permettent pas autre chose que le volontarisme et l'optimisme pour en sortir. L'Amérique doit redevenir le "continent du possible".

Cependant, l'Europe ne sera pas du tout la priorité pour la nouvelle administration. Nous serons déçus, point. L'Europe sera la dernière roue du chariot Obama. Lors de ses interrogations devant le Congrès, Mme Clinton n'a presque par mentionné l'Union européenne. Changer cet état de fait, est la principale mission des Europeéns. Il faudrait corriger l'idée que les relations transatlantiques sont "bonnes". Elles ne le sont pas. On n'a juste pas de problèmes transatlantiques, et ce pour la première fois depuis longtemps. TOUS les ministres des affaires étrangères de l'Union veulent collaborer avec les Etats-Unis, ce qui représente déjà un acquis non-négigable.

La question-clé est celle de l'organisation de notre poids, plutôt que de se demander si oui ou non les relations seront bonnes. Sous présidence française (référence obligatoire pour tous les intervenants), un document commun EU/UE a été rédigé, contenant 1) le partenariat stratégique au sein de l'OTAN 2) les liens économiques 3) les valeurs structurelles qui aliment notre dialogue (droits de l'homme, démocratie). Cette liste ne doit pas faire oublier que nous ne sommes plus intangibles en tant que "bloc atlantique". Là où cette combinaison contrôlait 80% du PNB mondial il y a quelques décennies, la proportion est tombée à 50%.

Pour qu'une collaboration se fasse, il faut trois préconditions:
1) L'unité des Etats-membres de l'UE
(il faut arrêter de courir tous séparément à Washington, méchanisme très connu des responsables américains, qui jouent l'un contre l'autre pour finalement faire ce qu'ils veulent)

2) La définition d'un intérêt commun européen
(ex: un régulateur bancaire, élaboration d'un principe de précaution plus contraignant que ce qui a été dit dans les accords de Bâle)
(ex: une stratégie de sécurité commune: on est toujours très loin d'une doctrine européenne)

3) Une nouvelle pensée historique
La construction européenne est trop dictée par la Mémoire et la logique des blocs (cf. attitude des nouveaux pays-membres, qui ont perdu "une bonne occasion de se taire", quand ils soutenaient l'invasion de l'Irak) <=> il faut se concentrer sur les mouvements ACTUELS de l'Histoire
(ex: migration/développement économique de l'Afrique)
(ex: Islam: facteur "décisif", à la fois à cause de nos frontières avec le Moyen-Orient et à cause des minorités dans chaque Etat-membre)
(ex: programme nucléaire iranien: les bombes menacent l'EUROPE, pas les Etats-Unis + ambitions russes: idem quant aux missiles de Kaliningrad)

B. Dossiers individuels
1) Guantanamo
Menace la sécurité européenne, met en danger les relations avec le monde musulman => si nous insistons sur la fermeture, il faut bien que nous REPRENIONS certains détenus des américains

2) Régulation financière
Les Etats européens (France, Allemagne, Grande Bretagne) se sont rendus compte qu'ils se sont engagés auprès de leurs CITOYENS => il incombe à ces trois pays d'élaborer de nouvelles règles financières, AVANT le sommet du G-20 en avril (tant pis pour les Américains s'ils ne seront pas prêts, nous aurons un dossier plus fort)

3) Crise économique: éviter le protectionnisme
Il ne faut pas permettre aux Etats-Unis de fermer leur marcher ou de spéculer sur le dollar
(ex: Merkel: contre le plan-US pour l'industrie automobile <>4) Climat
l'Europe ne peut pas se contenter de jouer seul "le modèle" => il faut entrainer les Américains (ce qui, malgré les déclarations d'Obama, ne sera pas chose aisée, cf. infra, les remarques lors de la table-ronde)

5) OTAN
Element clé: complémentarité entre défense européenne et atlantique => l'autonomie de décision de chaque pilier doit être respectée; l'intégration du commandement opérationnel n'est qu'un objectif ULTIME; en attendant, il faut remplir deux conditions:
a. Un renforcement de la politique européenne de défense
- Les premières tentatives ne sont pas ACQUISES, il faut aller au-delà
(ex: Tchad/Kosovo/Piraterie/observateurs en Géorgie: opérations EN DEHORS du cadre de l'OTAN)
- Définir une doctrine commune
- Etablir un centre opérationnel à Bruxelles (décision déjà prise)

b. Redéfinir l'Alliance atlantique
Tension entre l'article 5 (tous les états-membres se déclarent solidaires de l'aggressé, ce qui peut entraîner la France ou la Belgique dans une guerre Russo/Ukraïnienne) <=> extension "illimitée"; sous-entendu: arrêter l'extension de l'OTAN

= les enjeux du sommet de Strasbourg/Kehl (célébration des 60 ans de l'Alliance)

6) Autres
- Moyen-Orient
- Afghanistan: renforcement de l'effort indispensable, MAIS se concerter entre Européens AVANT d'aller voir Washington (cf. orientations générales)
- Iran: décisif pour les Européens <> entre partenaires EGAUX

Obwana

L'invité de Thierry Garcin aujourd'hui: Maurice Vaïsse, professeur des Universités à Sciences Po Paris, et mon directeur de mémoire, à l'occasion de la publication de son livre récent "Puissance ou Influence? La France dans le monde depuis 1958" (Fayard, 2009). Ecoutez l'émission ici. L'autre enseignant principal de notre master, Pierre Mélandri, est sur toutes les ondes.






A suivre: un compte rendu du colloque du groupe d'amitié franco-américain à l'Assemblée Nationale sur la question des rapports transatlantiques, de lundi dernier, auquel j'ai eu le plaisir d'assister. Bruno Le Maire (secrétaire d'Etat aux affaires européennes), Jean-David Levitte (conseiller diplomatique des présidents Chirac et Sarkozy, ex-ambassadeur à Genève et Washington) et Christine Lagarde (ministre des Finances) étaient parmi les intervenants, ainsi que de nombreux chercheurs, chefs d'entreprises ou hommes politiques français.

dinsdag, januari 20, 2009

Louis...

Uit De Standaard van vandaag:

'Als het mis gaat met de partij, dan geldt dat bij uitbreiding ook voor de voorzitter. Als een derde van het partijbureau iets beslist dat ze niet begrepen hebben, een derde zegt dat ze dat niet beslist hebben, en een derde heeft de vergadering te vroeg verlaten, dan is er een probleem van onbestuurbaarheid. Zo simpel is dat. Als Gennez zich dan persoonlijk geviseerd voelt, is dat haar zaak'.

'Deze zaak is nu gesloten. Ik ben tevreden dat men nu beslist heeft om te beslissen dat er geen beslissing is genomen rond de nieuwe naam. Met het compromis van een nieuwe ondertitel kan ik leven, West-Vlamingen hebben dat ook nodig om verstaanbaar te zijn. Als het maar niet verplicht wordt, dan kan men een SP.A met als ondertitel “Stadspartij Antwerpen, ook opbergen'.

Van een slag thuis halen is geen sprake. Dinsdag heb ik van een wildvreemde (Tobback bedoelt Anciaux, red.) een slag op mijn smoel gekregen, dan mag ik terugslaan, vind ik. Tot ik hem ontmoet als SP.A-lid blijft hij een vreemde, inderdaad. Ik ga niet veel over hem zeggen, ik citeer enkel Johan Vande Lanotte: “Ik ken Anciaux al jaren, helaas...,',

Anciaux weigert systematisch om zich socialist te noemen, ook na aandringen van de journaliste: 'Ik vind socialisme geen vies woord. Vergelijk het hiermee: Ik vind vrouwen over het algemeen bijzonder interessant. Maar daarom ben ik nog geen vrouw.'



Het is maar dat het VB tegenwoordig ook de bokshandschoen heeft teruggebracht :-).

zaterdag, januari 17, 2009

Peiling HLN in zetels

Vlaanderen
Groen! 7 (+1)
sp.a 18 (-5)
slp 0 (-2)
CD&V 27 (-1)
N-VA 3 (-3)
openVLD 26 (+1)
LDD 21 (+17)
VB 21 (-8)
UF 1

(meerderheid = 63)



Kamer
Groen! 5 (+1)
sp.a 13 (-1)
slp 0 (=)
CD&V 20 (-3)
N-VA 3 (-4)
openVLD 17 (-1)
LDD 15 (+10)
VB 14 (-3)

(Vlaamse meerderheid : 44)



Telkens 1/3 van de zetels onbeschikbaar (42/124 in Vlaanderen, 29/87 in de Kamer), door extreem-rechts of rechts-liberaal populistische partijen. Een beetje zoals in de Vierde Republiek, met het verschil dat de helft van de 'extreme' zetels toen, communisten waren.

vrijdag, januari 16, 2009

Wie niet met Bert is...

... is een conservatief ! Bleit, bleit. Blogs zijn toch een gevaarlijk medium.

God Save Louis

Neh. Tenminste iemand die zijn punt kan maken op tv. De nieuwe sp.a-generatie kan daar toch nog een puntje aan zuigen.



Bid dat Bert Anciaux er alsnog de brui aan geeft en in therapie gaat.

donderdag, januari 15, 2009

What's in a name ?

Veel. Blijkbaar. Akkoord met het standpunt van animo nationaal.

animo nationaal is bijzonder misnoegd over het staaltje soloslim van de partijtop omtrent de naamsverandering van sociaal progressief alternatief naar Socialisten, Progressieven en Anderen. Zowel over de wijze waarop dit plaatsvond, de timing als de navelstaarderij rond de figuur van Bert Anciaux.



De wijze waarop onze partij van naam verandert is bijzonder aanstootgevend. Beloofde Caroline een jaar geleden nog inspraak en terug naar de basis dan wordt diezelfde basis vakkundig quantité négligable wanneer het haar past. Niet enkel de leden zijn van geen tel, ook het partijbureau werd voor de naamsverandering buiten spel gezet. De beloofde inspraak blijkt een lege doos. De partijtop luistert enkel naar je als je de juiste taal spreekt, anders hebben ze je niet nodig.



Qua timing is deze naamsverandering alvast geen staaltje van communicatief vernuft. Vijf maanden voor de verkiezingen je naam een beetje aanpassen voor n’importe qui, vindt animo hoogst merkwaardig. Bovendien zaait dit hele circus dissidentie en ongenoegen binnen de partij, die eenheid en kracht nu meer dan ooit nodig heeft. De énige focus van de partij vandaag moet volgens animo zijn: mensen een geloofwaardig, wervend en bovenal herverdelend en vooruitziend, dus socialistisch verhaal te brengen.



Verder is er geen enkele reden om zich ten koste van de eigen partij-identiteit blind te staren op het ‘binnenhalen’ van de figuur Bert Anciaux. Het is zoals oude rot Tobback zegt ‘Er komen en gaan voortdurend mensen bij een partij, en we hebben er al minder sympathieke zien binnenkomen’. animo zou hier aan willen toevoegen: ‘en slechts weinigen krijgen er ook een naam op maat bij’. animo pleit voor een open socialistische partij: open voor sociaal democraten, progressieven en dieproden die ons socialistisch gedachtegoed uitdragen. We betreuren het dan ook ten stelligste dat dit overwoekerd wordt door het binnenhalen van zogenaamde stemmenkanonnetjes. animo kan zich niet van de indruk ontdoen dat de geloofwaardigheid van onze partij blijkbaar ondergeschikt is aan de manoeuvres om enkelingen zonder kleerscheuren onze partij binnen te loodsen.



animo is dit gerommel in de marge beu. De partij moet dringend beter communiceren naar het publiek, de media en de leden toe. De jongeren van animo hebben het gevoel dat het alleen maar over ‘onszelf’ gaat en niet meer over de uitdagingen in de samenleving. sp.a wordt belachelijk gemaakt en bekocht en daar moet een eind aan komen


Bemerk overigens dat Vande Lanotte (alwéér) een goede kans laat liggen om zijn mond te houden. Elke keer hij reageert, ondergraaft hij de geloofwaardigheid van Caroline Gennez, die er maar voor spek en bonen lijkt bij te zitten. Waarom zegt Dirk Van Der Maelen overigens niets ? Hij zou nog nooit een groter draagvlak hebben gehad om te reageren op de praktijken van de partijoligarchie.

dinsdag, januari 13, 2009

La Sarkozette du jour

(lemonde)

Nicolas Sarkozy instaure la gratuité des musées et monuments pour les moins de 25 ans
LE MONDE | 13.01.09 | 11h48 • Mis à jour le 13.01.09 | 11h50

ne rallonge budgétaire, un Conseil pour la création artistique et surtout l'entrée gratuite dans les musées et monuments nationaux pour tous les jeunes de 18 à 25 ans : Nicolas Sarkozy devait annoncer à Nîmes, mardi 13 janvier, à l'occasion de ses "vœux à la culture", une série de mesures en faveur du secteur.

La décision la plus spectaculaire est la gratuité dans les cinquante musées nationaux pour les jeunes de moins de 25 ans et les enseignants. Pendant la campagne présidentielle de 2007, le candidat Sarkozy s'était prononcé en faveur d'une entrée libre pour tous dans ces établissements. Prenant modèle sur le Royaume-Uni, il y voyait un moyen d'ouvrir l'accès à la culture aux catégories les plus défavorisées.

Malgré l'opposition de la plupart des musées qui craignaient un appauvrissement de leurs ressources, et les réserves de la ministre de la culture, Christine Albanel, une expérimentation était lancée pendant le premier semestre 2008 dans quatorze musées nationaux. Pour le ministère, le constat était clair : au lieu d'attirer de nouveaux publics, la gratuité permettrait à ceux qui allaient déjà au musée d'y retourner. Pourquoi alors se priver des ressources apportées par les touristes (80 % des entrées payantes au Louvre et à Versailles) ?

En novembre 2008, le ministère devait donc annoncer un dispositif beaucoup plus timide : une journée de gratuité pour les 18-25 ans par semaine – les musées sont déjà gratuits pour les mineurs. Et patatras ! Le débat sur l'audiovisuel qui se prolonge, la crise qui frappe l'Europe… Finalement, l'Elysée a décidé d'étendre à toute la semaine cette mesure en faveur des jeunes, "le public le plus sensible à l'effet prix", a toujours souligné Christine Albanel. Elle concernera, outre les cinquante musées dépendant directement de l'Etat (culture, défense, éducation nationale), une centaine de monuments nationaux parmi lesquels l'Arc de triomphe, les châteaux de Versailles, Chambord et Fontainebleau, le Mont-Saint-Michel ou encore le Panthéon.

Les musées verront-ils cette mesure, qui entrera en vigueur le 4 avril, compensée par une augmentation de leur subvention ? Au ministère, on refusait de commenter, pas plus que de chiffrer l'ensemble de la mesure.

GAGES AUX ARTISTES

Parmi les autres décisions de ce discours en quatorze points, le chef de l'Etat devait confirmer une augmentation de 100 millions d'euros du budget de restauration du patrimoine. L'effort annuel serait alors porté à 400 millions d'euros. Dans le même temps, le président entend "encourager aussi le mécénat et l'exploitation par des acteurs privés", une lourde tâche en ces temps de crise où les entreprises hésitent à s'engager en faveur de la culture.

Le président a aussi donné des gages aux artistes et techniciens du spectacle vivant. Un rapport de plusieurs inspecteurs généraux remis en novembre 2008 pointait en effet l'étendue du déficit (1 milliard d'euros par an) du régime des intermittents. La profession était agitée de rumeurs sur la suppression partielle des annexes VIII et X de la convention. Nicolas Sarkozy s'engage à "préserver la spécificité du régime de l'intermittence dans la réforme de l'assurance-chômage".

Il promet également l'adoption "aussi vite que possible" par l'Assemblée nationale de la loi Création et Internet, destinée à lutter contre le piratage sur la Toile. Enfin, il annonce la mise en place d'un "conseil pour la création artistique, présidé par le président de la République". Son objet, son fonctionnement ? Mystère. On ne connaît pour l'heure que son coanimateur, aux côtés de la ministre de la culture : Marin Karmitz. A rebours de toute la profession, le producteur de cinéma s'était prononcé en faveur de la loi audiovisuelle. Nicolas Sarkozy l'en remercie.


Nathaniel Herzberg

maandag, januari 12, 2009

Giscard sur l'Europe et la crise

Interview intéressante de Giscard (lemonde.fr)

Valéry Giscard d'Estaing, ancien président de la République
Pour M. Giscard d'Estaing, "l'échéance politique et psychologique de la crise, ce sera le printemps 2009"
LE MONDE | 12.01.09 | 10h44 • Mis à jour le 12.01.09 | 12h17

Le 1er janvier 1999, l'euro devenait la monnaie de onze pays de l'Union européenne, troisans avant l'entrée en circulation des pièces et des billets le matérialisant. Dix ans plus tard, l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing dresse son bilan, parle de la crise et des plans de relance.

L'euro fête ses dix ans. Quel bilan tirez-vous depuis sa création ?

L'euro, en réalité, a 30 ans d'âge. Sa naissance a eu lieu à Brême, en 1978, avec l'accord monétaire européen et la création de l'ECU. On a alors lancé le mouvement qui allait aboutir, il y a dix ans, à l'entrée en service de l'euro. C'était une réponse réfléchie à la situation économique et monétaire de l'Europe : économique, parce que nous étions en train de bâtir un marché unique et que la multiplicité des monnaies désorganisait ce marché; monétaire, parce que nous sortions de la longue période des taux de change fixes et que nous devions avoir, en Europe, un système monétaire solide.

L'euro résulte d'une démarche collective avec un mérite particulier du côté allemand, car les Allemands avaient le plus à offrir : une monnaie forte, le deutsche mark, symbole de la résurrection de l'Allemagne. L'abandonner, c'était un grand sacrifice. Ils l'ont fait parce que nous avions confiance les uns dans les autres et que nous avons travaillé main dans la main, Helmut Schmidt et moi-même.

Comment se porte aujourd'hui le couple franco-allemand ?

Il est moins solide. Très franchement, je le regrette, et j'espère que c'est passager, car il n'y aura pas d'intégration européenne sans ce couple. Prenez une carte de l'Europe, regardez le poids démographique et économique des différentes zones. Un ensemble se dégage nettement par sa cohérence : la France, l'Allemagne, le Benelux, l'Italie du Nord. Si cet ensemble se fissure, il n'y aura pas d'intégration européenne.

Mais revenons à l'euro. Il faut bien se rendre compte qu'il y a dix ans, le monde monétaire était sceptique. En 1999, envoyé par la Commission européenne, j'ai rencontré Alan Greenspan , qui a souri et m'a dit : "Vous ne le ferez pas ! Et, de toute façon, si vous le faites, vous échouerez." Puis, je suis allé à Chicago voir les Prix Nobel d'économie : aucun ne croyait à la possibilité de l'euro. Les Américains pensaient que l'idée qui nous animait, c'était d'attaquer le dollar. Alors que, dans l'esprit de ceux qui ont créé l'euro, cela n'a jamais été une opération d'agression contre le dollar! Cela ne nous intéressait pas.

Pourquoi l'euro a-t-il fini par s'installer ?

Pour deux raisons. D'abord, c'était la monnaie d'une grande zone assez stable. Ensuite, cette zone était gérée par une culture où l'influence allemande était forte, une culture économique raisonnable. Or le socle de la monnaie, c'est la confiance. L'euro a su inspirer confiance. Wim Duisenberg, le premier président de la banque centrale européenne (BCE), était plutôt passif, et l'économie était alors assez favorable. Cela a positionné l'euro comme une monnaie stable qui méritait la confiance.

Récemment, l'expertise de l'actuel président de la BCE, Jean-Claude Trichet, l'a conforté. La première crise qui s'est déclenchée, en août 2007, était celle des subprimes, c'était une crise du crédit. C'est la BCE qui, alors, a le mieux réagi. Mieux que la banque d'Angleterre et que la FED.

Dans cette crise, l'euro a-t-il joué un rôle protecteur pour les économies européennes ?

C'est évident. Que se serait-il passé s'il n'y avait pas eu l'euro ? Nous aurions assisté à une crise monétaire générale en Europe. La lire, la peseta auraient été dévaluées, le franc aussi, très probablement, en raison du montant élevé de nos déficits. Le mark, lui, serait resté à son niveau, ou même un peu monté. Les écarts monétaires auraient mis à mal les politiques communes et rendu impossible la gestion des politiques classiques, en particulier de la politique agricole commune. Et, au deuxième trimestre 2008, nous serions entrés dans la tourmente monétaire.

Toute crise financière de cette ampleur débouche sur un monde nouveau. Pensez-vous qu'un jour l'euro puisse détrôner le dollar ?

En tout cas, je ne le souhaite pas. Etre la monnaie mondiale est une contrainte très forte pour les économies qui l'utilisent. Car on est obligé de tenir compte non seulement des flux de sa propre économie, mais aussi des flux mondiaux. La monnaie change de caractère. Elle devient très largement marquée par son rôle international, comme l'est le dollar à l'heure actuelle.

Ce qui est souhaitable, c'est que le rapport des quelques grandes monnaies qui subsistent, c'est-à-dire le dollar, l'euro et le yen, soit activement géré, ce qui est le cas. En effet, les fluctuations de l'euro et du dollar ne sont pas très fortes et elles sont assez rationnelles. Le yen a aussi tendance à retrouver une évaluation plus exacte. Donc, le système est relativement stabilisé. Où l'euro se situera-t-il en 2009? La fourchette semble se situer à 1,35-1,45dollar pour un euro.

L'euro a protégé de la dévaluation et la politique monétaire a protégé des bulles spéculatives. Mais la récession ne sera-t-elle pas le vrai test ?

C'est un grand sujet. La récession n'a pas été causée par la monnaie, mais par le dérèglement des grands équilibres économiques. On l'a observé l'an dernier de façon spectaculaire avec la flambée des cours des matières premières, du pétrole, des produits alimentaires. Ces évolutions n'ont rien à voir avec la monnaie. Tout juste peut-elle les contrarier. L'euro nous a protégés de la crise monétaire. Il fait partie des instruments qui permettront à l'Europe d'éviter non seulement la récession mais la dépression. Car c'est cela le grand danger. Une récession d'un ou deux points est supportable. Si nous avons une croissance zéro, cela veut dire que nous vivrons avec les mêmes revenus qu'en 2008. Rien de tragique. La situation devient réellement préoccupante lorsque l'on passe de la récession à la dépression, c'est-à-dire que la machine économique s'arrête, avec de lourdes conséquences sur l'emploi.

A quel moment franchit-on ce stade ? Aux Etats-Unis, c'est probablement lorsque le taux de chômage dépasse les 10%, ce qu'on ne peut exclure. En Europe, le chômage a commencé à augmenter dans les grandes économies, en Allemagne, en France. On est encore dans la zone des 7 % à 8 %. Au-delà, on tomberait dans le cadre de la dépression, avec des rendez-vous sociaux difficiles. La période de danger, l'échéance politique et psychologique, ce sera le printemps 2009. Soit la récession se poursuit, mais reste contenue dans des limites qui ne changent pas trop la vie quotidienne, soit nous glissons sur un toboggan et il faudra savoir quels freins utiliser.

Avez-vous regretté que les plans de relance adoptés en Europe n'aient pas été coordonnés ?

Pas vraiment. Il existe une erreur qui consiste à croire que les plans de relance suffiront à faire repartir l'économie. Ils peuvent atténuer le profil, éviter de passer de la récession à la dépression s'ils s'attaquent de manière ciblée à des problèmes sectoriels spécifiques qui, sans une telle action, connaîtraient un fort dérapage – le cas type étant l'industrie automobile. Autrement, ces plans risquent en fait d'être annulés par les comportements psychologiques : si vous transférez les ressources à un segment de la population, par exemple en allégeant les impôts pour les classes moyennes, que feront-elles? Elles épargneront, au lieu de consommer. Si vous aidez les entreprises, elles s'endetteront moins, mais ne feront pas plus que ce qu'elles auraient fait avant la crise.

Ces plans doivent être soigneusement calibrés, sinon c'est de l'argent gaspillé. Angela Merkel a raison de dire que le plan de relance allemand respectera les critères de Maastricht. Barack Obama a aussi raison de déclarer que sa grande préoccupation est le déficit budgétaire américain.

Vous dites qu'il faut respecter les 3 % de déficit public, mais la période n'autorise-t-elle pas à décaler cette exigence ?

On peut, certes, assouplir la limite. Mais il faut rester dans la culture de la maîtrise des déficits et se fixer des objectifs précis sur une période donnée afin de favoriser le retour à une croissance saine. Quand l'hebdomadaire américain Newsweek présente comme une "solution" un plan de relance qui représenterait 4 000 milliards de dollars, soit 7 % du PIB mondial, c'est de la divagation et c'est dangereux. Cela veut dire qu'on va inonder l'économie mondiale de liquidités et qu'on va recommencer à dériver.

Les milliards annoncés pour éviter les faillites bancaires n'ont-ils pas créé un déclic psychologique ? On a soudain eu l'impression que les Etats pouvaient dépenser sans compter.

En réalité, le plan de garantie bancaire ne coûtera, sans doute, pas très cher en France. L'effet d'annonce a pu inquiéter, et ceux qui ont poussé dans ce sens sont responsables. Le premier ministre britannique a lancé l'idée d'un fonds mondial, or il était en fonctions depuis dix ans comme ministre des finances et avait laissé faire, sans réagir, toute la dérégulation bancaire qui s'est développée à Londres.

Actuellement, les dirigeants des gouvernements en place ne sont pas des économistes. Ils ont des réactions plus politiques, plus diplomatiques ou plus communicantes. Lorsque, dans les années 1970, il y eut le grand débat sur le flottement des monnaies, George Shultz était professeur d'économie de l'université de Chicago, Helmut Schmidt un grand expert reconnu, Paul Volker l'expert américain le plus respecté… il y avait une concentration d'expertises. Aujourd'hui, pour des raisons difficiles à analyser d'ailleurs, on n'a pas développé ce côté, mais plutôt une approche politique ou psychologique.

Le débat monte en France sur l'opportunité de soutenir la consommation. Qu'en pensez-vous ?

Le choix gouvernemental de soutenir l'investissement est le bon. L'opposition a tort de réclamer une relance de la consommation. Keynes, dont j'ai relu récemment la Théorie générale…, l'a bien démontré : la reprise de l'activité ne s'obtient pas en soutenant la consommation, parce qu'en situation de crise le surcroît ainsi obtenu est trop faible pour entraîner une augmentation des capacités de production, et donc une reprise de l'investissement. Ce qui est essentiel, c'est de créer une situation d'anticipation favorable aux investissements des entreprises.

Que pensez-vous du grand retour de l'Etat dans l'économie ?

Je nuancerai votre propos. Il y a eu un grand retour de l'Etat en Grande-Bretagne, mais pas en France. Et c'est très bien comme cela. En revanche, il faut trouver le moyen de réguler rapidement le capitalisme, sinon les dérives que nous avons constatées vont se reproduire. Il est évident que ceux qui ont profité du système veulent que "ça recommence comme avant". Il est incroyable que les organismes de contrôle n'aient pas fait leur travail, que personne n'ait été averti de rien. Il faut mettre rapidement en place de nouvelles règles. La France pourrait avancer plus vite. Elle aurait intérêt à adopter un ton plus rationnel, plus réaliste face à la crise, et à prendre rapidement des mesures pour remettre de l'ordre dans le système bancaire et financier. C'est de cette façon qu'elle pourra espérer rétablir la confiance.

Pourquoi n'a-t-on pas encore réglementé les short sellings (la vente de produits qu'on ne détient pas) ? Pourquoi n'a-t-on pas encore décidé que les facilités excessives offertes depuis dix ans aux banques d'investissement ne sont pas transposables aux banques commerciales ? Il faut clairement indiquer que l'on remet en ordre le système. Cela peut se faire durant cet hiver.

Tout récemment, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont souhaité une telle moralisation. La crise ne va-t-elle pas finir par ressouder le couple franco-allemand ?

La coordination qui s'est amorcée dans la tempête financière n'a pas été franco-allemande. Pourquoi ? Parce que l'approche des deux pays a été différente : les Allemands se sont demandés comment limiter les dommages; les Français se sont dit qu'ils allaient pouvoir sortir de la crise ! Ils ont une culture dépensière qui n'est pas celle de l'Allemagne. Nous devrions prendre garde : la dérive de nos finances publiques se poursuit. Elle fera peser de lourdes charges sur les prochains budgets.

N'avez-vous pas l'impression, malgré tout, que l'Europe est sortie renforcée de cette crise ?

Je n'en suis pas sûr. La gestion économique en Europe est devenue, durant la crise, plus nationale qu'elle ne l'était avant son déclenchement. C'est d'ailleurs assez logique, car les instruments d'intervention sont essentiellement nationaux. Plus fondamentalement, je crois que nous n'avons pas encore surmonté les effets négatifs du non français au référendum sur le traité constitutionnel. Un exemple pris dans l'actualité : l'Union européenne est le premier donneur d'aides à la Palestine. Rien ne l'empêchait, dans le conflit israélo-palestinien, de décider de continuer d'acheminer, sous sa propre responsabilité, son aide humanitaire. Elle ne l'a pas fait.

Il faut être patient : ce sont les nouvelles générations, formées à l'Europe par leur cursus universitaire et leurs expériences professionnelles extérieures, qui feront franchir un nouveau pas à l'Europe pour la porter à la dimension du monde, comme nous l'avons fait pour l'euro !



Propos recueillis par Cécile Chambraud, Françoise Fressoz et Marion Van Renterghem

zaterdag, januari 10, 2009

Gaza

Images de la manif' à République hier, entre 15:00 et 15:20. On a l'impression qu'une agenda très radicale se cache derrière les protestations justifiées contre l'action de l'armée israélienne (cf. drapeaux mutilés à la swastika, amalgame shoah-action militaire). Absence remarquable: celle du PS français, qui refuse de condamner Israël de manière trop extrême.










(un des plus marrants)

















(l'image du fondateur de la branche armée du Hamas... probablement pas quelqu'un de très modéré)